Cette entreprise américaine joue un rôle clé en Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré mardi à Kiev Alex Karp, PDG de Palantir, géant technologique américain spécialisé dans la sécurité et le renseignement, a indiqué le président Ukrainien sur les réseaux sociaux.
Les deux hommes ont discuté de «zones de développement technologique - autant dans le contexte d'opération de combat que de besoins civils», a-t-il ajouté. Karp s'était déjà rendu en Ukraine après le lancement de l'invasion russe à grande échelle en février 2022.
Que fait Palantir pour Kiev
Palantir, entreprise fondée en partie grâce à des fonds liés à la CIA et dès l'origine centrée sur le renseignement, développe des outils d'aide à la décision grâce à l'analyse de données y compris par intelligence artificielle dans des domaines sensibles.
En Ukraine, l'entreprise a notamment fourni à Kiev des outils d'IA permettant de trier des gigaoctets de données et d'aider le commandement à connaître, en temps réel, les mouvements de troupes russes, leurs positions et les cibles potentielles.
Le PDG de Palantir a également rencontré le ministre ukrainien de la Défense Mykhaïlo Fedorov, chantre des nouvelles technologies, a indiqué ce dernier sur Telegram. «Notre but est d'approfondir notre partenariat avec Palantir sur les solutions IA et les projets technologiques de défense qui donnent à l'Ukraine une avance technologique», a affirmé Fedorov.
Une entreprise critiquée
La société est aujourd’hui au cœur de nombreuses controverses. Ses logiciels sont utilisés par les autorités américaines pour traquer et expulser des migrants, mais aussi dans des zones de guerre. Son patron Alex Karp a lui-même affirmé vouloir «effrayer» voire «tuer» les ennemis de ses clients. Elle est aussi active pour l'armée américaine en Iran.
Pour rappel, l’entreprise américaine Palantir, a tenté à plusieurs reprises de séduire les autorités suisses. Sans succès: selon une enquête de Republik et WAV relayée par Le Temps, fin d'année dernière, l’armée et plusieurs offices fédéraux lui ont opposé au moins neuf refus depuis 2018.
Berne s’inquiètait notamment des risques pour la souveraineté des données suisses et des possibles accès des renseignements américains aux informations hébergées par Palantir. Malgré cela, l’entreprise poursuit son implantation à Zurich. (jah avec ats)
