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Léa Salamé critiquée après son interview de Lavrov

Salamé et Lavrov
Léa Salamé a été sévèrement critiquée après son interview de Sergueï Lavrov.Image: Imago

«Une interview honteuse»: Léa Salamé prend cher

La journaliste française s'est entretenue avec Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors d'une interview diffusée au 20h00 de France 2. Et la méthode n'a guère plu à de nombreux observateurs.
27.03.2026, 15:1927.03.2026, 17:39

L'interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, par la journaliste Léa Salamé, jeudi soir dans le 20h00 de France 2, est la cible de sévères critiques de spécialistes de géopolitique, qui l'ont jugée complaisante.

Enregistrée à l'avance, cette interview a été réalisée à distance avec Lavrov, qui se trouvait à Moscou. Dix minutes ont été diffusées dans le 20h00 de la chaîne publique, séquence qui a été regardée par 3,4 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie, et une version longue d'une heure a été mise en ligne sur le site franceinfo.fr.

Pas de questions sur les crimes de guerre

«Séquence catastrophique sur le service public», a déploré sur le réseau social X le spécialiste de la Russie Dimitri Minic, de l'Institut français des relations internationales (Ifri), en fustigeant «une interview inutile, mal préparée et, au final, dangereuse».

«Si les équipes de France TV sous-estiment encore la lutte informationnelle, qu'elles comprennent que Moscou en a fait l'arme centrale de sa guerre contre l'Occident»
Dimitri Minic

«Une interview honteuse durant laquelle un ministre d'une puissance adverse peut tranquillement dérouler ses éléments de langage à une heure de grande écoute sur la principale chaîne publique française et presque sans aucune contradiction», a pour sa part pesté le chercheur français Etienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique, sur le même réseau social.

«Ce n'est pas une interview exigeante, c'est une plateforme offerte à la propagande russe pour dérouler son récit...», a jugé un autre chercheur, Antoine Bondaz.

L'analyste Louis Duclos a lui reproché à Léa Salamé de ne pas avoir relancé Lavrov sur les« crimes de guerre de la Russie en Ukraine». ‹Pourquoi ne pas avoir parlé de Boutcha ? Marioupol ? Izioum ? Les safaris en drone à Kherson ? Les tortures de civils, les viols d'enfants et d'adolescentes devant les yeux des parents avant de les assassiner?›, s'est-il indigné. De nombreuses autres réactions étaient à l'unisson.

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Plusieurs bourdes

Sollicitée par l'AFP, la direction de France Télévisions n'avait pas réagi dans l'immédiat. En janvier, le journaliste Philippe Corbé a remplacé Alexandre Kara à la direction de l'information de France Télévisions, après plusieurs bourdes au sein du secteur de l'information du groupe public.

Parmi elles, une confusion entre les circonstances de la mort des professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty dans les JT de 13h00 et 20h00 de France 2, présentés par Julian Bugier et Léa Salamé. (jzs/afp)

Comment l'Ukraine a capturé des soldats avec des drones terrestres
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