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Le pape fustige les «blessures ouvertes» de la guerre

Le pape fustige les «blessures ouvertes» de la guerre

Léon XIV a dénoncé «l'absurdité» des discours belliqueux et les «blessures ouvertes» laissées par les guerres jeudi, lors de la messe de Noël. L'année marquée par les conflits a aussi connu des espoirs de paix à Gaza et en Ukraine, selon lui.
25.12.2025, 11:5625.12.2025, 11:56
Pope Leo XIV holds up the book of the Gospel during the Christmas Day Mass at the St. Peter's Basilica at the Vatican, Thursday, Dec. 25, 2025. (AP Photo/Gregorio Borgia)
Vatican Pope Christmas
Leon XIV célèbre la messe du 25 décembre en la basilique Saint-Pierre.Keystone

L'année 2025 s'achève avec des sources d'espérance pour la communauté chrétienne, qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza. Mais l'appel du souverain pontife à une trêve d'un jour dans le monde n'a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans, au moment où il s'apprête à prononcer à midi sa bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville et au monde).

epa12611713 Pope Leo XIV (C) celebrates Holy Mass for Christmas at St. Peter's Basilica in the Vatican, 25 December 2025. EPA/FABIO FRUSTACI
Keystone

Avant cette intervention très attendue, le premier pape américain a dénoncé jeudi matin lors de la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome les guerres qui «laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes».

«Fragiles sont les esprits et les vies des jeunes contraints de prendre les armes, qui, sur le front, ressentent l'absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir»

Il a également dit penser aux «tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid», alors que des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.

Nouvelle ère

Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée.

Les célébrations de Noël de ces deux dernières années y avaient été ternies par le conflit. Par solidarité avec les Palestiniens du territoire, les festivités avaient été annulées mais cette année, avec la trêve, l'immense sapin de Noël s'est de nouveau illuminé devant la basilique de la Nativité.

Lors de la messe, le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a délivré une homélie pour la paix, l'espoir et le renouveau, face aux décisions politiques et équilibres de pouvoirs qui »semblent souvent déterminer le destin des peuples«.

Politique et intempéries

Tranchant avec les discours des dirigeants religieux, Donald Trump a, quant à lui, souhaité un joyeux Noël «à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale», en référence à ses opposants démocrates.

Mais au-delà du climat politique électrique aux Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, ce sont des intempéries majeures qui viennent perturber les fêtes de fin d'année en Californie. Craignant de dangereuses inondations, les autorités ont décrété l'état d'urgence à Los Angeles et ordonné l'évacuation de centaines de foyers.

En Australie, la fin d'année est assombrie par l'attentat antisémite de Bondi qui a fait quinze morts le 14 décembre.

Dans le sud-ouest de la France, des agriculteurs toujours mobilisés ont préféré passer le réveillon en bloquant une autoroute. Des habitants leur ont apporté huîtres et bûches, plutôt qu'en famille. Ils se disent prêts à faire de même pour le Nouvel an, comme l'a assuré l'un d'eux: «On ne l'espère pas, mais s'il faut en arriver là on le fera».

Voici le sapin de Noël de Selena Gomez
Video: watson
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