Yann Sommer a commis deux énormes bourdes en Ligue des champions
Yann Sommer espérait certainement de meilleurs débuts pour sa première en Ligue des champions sous le maillot de son nouveau club, le FC Bruges.
Le portier suisse a concédé trois buts lors de la défaite 3-2 à domicile de son équipe, mardi contre Aston Villa, la troisième réalisation adverse, celle qui a scellé la défaite, lui étant clairement imputable.
Sommer est sorti à 35 mètres de son but pour tenter d’avorter la contre-attaque de Nicolas Jackson, lancé en profondeur. Mais il est arrivé après lui sur le ballon qu’il comptait tacler et s’est fait facilement éliminer par son vis-à-vis.
Sa sortie catastrophique ⬇️
La sortie hasardeuse de l’ancien gardien de l’Inter est d’autant plus catastrophique que Jackson était accompagné dans sa course par deux défenseurs brugeois, qui auraient pu l’embêter dans sa course et le gêner au moment de tromper Sommer. Dans le but vide, cependant, il n’a eu aucun mal à pousser le ballon au fond des filets.
Après le match, Yann Sommer ne s’est pas défilé et a clairement indiqué que le but était pour lui. Il a assumé ses responsabilités en interview: «Je dois rester au but, c’est clair. Je pensais que le ballon allait venir un peu plus vite sur moi. Mais il n’est pas venu».
La soirée de Sommer ne s’est malheureusement pas limitée à cette erreur. Sur une relance anodine à la main, le portier suisse s’est soudain ravisé. Est-ce parce que le ballon a été frôlé par un coéquipier, ce qui pourrait l'avoir déstabilisé, ou parce qu’il a compris que sa transmission comportait un risque au vu du placement des adversaires? Une chose est sûre: en interrompant sa relance, il s’est emmêlé les pinceaux et le ballon lui a échappé.
La relance ratée de Sommer ⬇️
Sommer a néanmoins fini par le rattraper, mais hors de la surface de réparation et avec les mains. Heureusement pour lui, cette relance chaotique ne s’est pas avérée lourde de conséquences. Tout d'abord, le portier formé à Bâle n’a pas reçu de carton, pour la simple et bonne raison que sa main n’a pas empêché une occasion de but manifeste. Quant au coup franc très bien placé offert à l’adversaire, il a terminé sa course dans le mur.
Ces deux actions n’ont pas manqué de provoquer des réactions chez les supporters du FC Bruges. Certains apparaissent déçus de sa prestation, eux qui attendaient d’un gardien de sa classe qu’il fasse la différence en Ligue des champions plutôt qu’il ne coûte des points. A Bruges, Sommer n’est pas jugé sur les quatre clean sheets en cinq matchs réussis depuis le début de la saison en championnat, mais bien sur ses performances en Coupe d’Europe.
Sur les réseaux, Yann Sommer subit donc des critiques, mais aussi de nombreuses moqueries venues de tous horizons. Les mèmes résumant sa performance grouillent sur la toile et de nombreux haters se permettent de revenir sur son immense prestation avec l’Inter en demi-finale de la Ligue des champions. Ils estiment qu’il avait simplement de la chance ce jour-là, et que sa prestation avec Bruges ce mardi est davantage à son image. «Il est cramé depuis qu’il a joué le match de sa vie contre le Barça», écrit en ce sens un internaute, visiblement très frusté.
Que Sommer n’aille pas sur X et se contente d’écouter les propos de son entraîneur Ivan Leko, qui sauront lui redonner confiance: «Je tiens à remercier Sommer pour les derniers matchs. Nous avons aussi gagné grâce à lui, n’est-ce pas? Les erreurs arrivent. Nous avons disputé sept matchs officiels. Je dirais que c’est notre meilleure recrue estivale jusqu’à présent. En termes de qualité, mais aussi en termes de mentalité et de leadership. Si nous avions plus de joueurs comme Yann Sommer dans l’effectif, je serais ravi».
(roc)
