Ils décrochent une médaille olympique sans participer aux JO
Deuxième de la mass start des Jeux olympique 2010 derrière Evgeny Ustyugov, le Français Martin Fourcade a reçu a posteriori dimanche à Anterselva sa médaille d'or, après la disqualification du Russe, rattrapé après Vancouver par l'antidopage, en raison d'anomalies sur son passeport biologique, après déjà un premier contrôle positif à une substance interdite. Il est aujourd'hui privé de ses résultats entre 2010 et 2014.
«C'est rigolo, parce que c'est une médaille qui n'est pas à propos des émotions du moment, comme est normalement une médaille olympique. Mais c'est une médaille pleine de symboles, de symboles pour la lutte pour un sport plus propre», a estimé Martin Fourcade après son podium.
«Vous savez que c'est un combat qui m'a tenu à coeur toute ma carrière. Je l'ai fait avec beaucoup de colère parfois, parce que je ne comprenais pas. Aujourd'hui, pouvoir envoyer au monde entier ce message avec beaucoup plus de sérénité que la justice, même si elle est parfois trop longue, finit par triompher, je crois que c'est quelque chose qui est important pour moi», a ajouté le sportif français le plus titré aux Jeux, avec désormais sept médailles d'or entre 2010 et 2018.
Pour lui, ce podium est plein de symboles. «Pouvoir vivre cette histoire avec mon grand frère totalement différemment, partager cette médaille avec mes deux coachs, Stéphane Bouthiaux et Siegfried Mazet, qui étaient sous le même drapeau à l'époque, qui ne le sont plus aujourd'hui, vivre cette médaille devant mes trois enfants. Et puis enfin la recevoir aux Jeux olympiques, sur ce site de biathlon, où j'ai décidé d'arrêter ma carrière en 2020 Mondiaux», a-t-il conclu.
Troisième à l’époque, le Slovaque Pavol Hurajt a reçu dimanche la médaille d’argent, tandis que l’Autrichien Christoph Sumann, qui avait connu en 2010 une énorme désillusion en terminant au pied du podium, est monté à Antholz-Anterselva sur la troisième marche, le sourire aux lèvres.
(afp/roc)
