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On a classé les tubes du Mondial et certains ont mal vieilli

On a classé les tubes du Mondial et certains ont mal vieilli
Entre chefs-d'œuvre intemporels, hits absurdes et tentatives musicales que l'humanité a collectivement décidé d'oublier, les ...
Zamina mina eh eh, waka waka EHE EH!Image: watson / dr

On a classé les tubes du Mondial et certains ont mal vieilli

Entre chefs-d'œuvre intemporels, hits absurdes et tentatives musicales que l'humanité a collectivement décidé d'oublier, les tubes de la Coupe du monde racontent autant l'évolution du football que celle de nos playlists. Voici notre classement, parfaitement subjectif, des chansons qui ont marqué la compétition.
10.06.2026, 19:0410.06.2026, 19:04

Il y a des choses qui vieillissent bien. Les grands buts de Zidane, certains maillots vintage, moi, ou le simple bonheur d'entendre David Lemos hurler «BUUUUUT» un soir d'été. Et puis il y a les tubes (plus ou moins officiels) de la Coupe du monde. Ces chansons qui unissent la planète entière autour du ballon rond et d'une quantité parfois inquiétante de percussions.

Si certaines sont des madeleines de Proust collectives, d'autres donnent l'impression d'avoir été composées en 17 minutes dans une salle de réunion de la Fifa, entre deux bouteilles d'eau tiède et un PowerPoint intitulé «Comment parler aux jeunes?».

Précision: ce classement, du meilleur au pire, ne repose sur aucune méthode scientifique. Il est uniquement basé sur nos goûts, la nostalgie, et notre capacité à supporter Pitbull. Et à titre personnel, à mon envie d'apporter ma pierre à l'édifice avec les armes en ma possession, c'est-à-dire une incapacité chronique à comprendre le foot, mais une mémoire suspecte pour retenir les paroles de n'importe quelle chanson de merde.

Waka Waka – Shakira (2010)

Il y a les hymnes de Coupe du monde. Et puis il y a Waka Waka. Plus qu'un tube, il s'agit, n'ayons pas peur des mots, d'un phénomène géopolitique. Un titre capable, encore aujourd'hui, de transformer n'importe quel lieu en dancefloor approximatif dès les premières notes.

«Zamina mina eh eh, waka waka ehe he!»
Et voilà, vous l'avez dans la tête pour la journée. De rien.

Sorti pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud, le morceau est devenu immensément plus grand que la compétition elle-même. Il faut dire qu'il cochait toutes les cases. Un refrain monstrueux, une énergie solaire, un clip omniprésent, une chorégraphie mémorable et Shakira au sommet de sa hype.

Mettre autre chose en no1 aurait probablement provoqué une guerre civile. Mais la no2 est bien aussi.

La choré, on l'a?

La Copa de la Vida – Ricky Martin (1998)

GO GO GO! ALE ALE ALE!

Rien qu'écrire ces onomatopées augmente légèrement mon rythme cardiaque. Officiellement, La Copa de la Vida est la chanson de la Coupe du monde 1998 en France. Officieusement, elle représente surtout une bascule, le moment où le football a décidé de devenir sexy.

Le morceau transpire, suinte, dégouline la fin des années 90. Des chemises ouvertes jusqu'au nombril, des chorégraphies à vous déboîter la hanche, une énergie latino qui casse le plafond et une euphorie plus contagieuse qu'un hantavirus. Ricky, je t'aime.

On avait peur de rien (et c'était bien):

Wavin' Flag – K'naan (2010)

Certes, ce n'était pas un son officiel, mais un morceau utilisé par Coca pour sa campagne autour du Mondial. Et contrairement à certains hymnes très marketing, celui-ci dégage paradoxalement une vraie émotion.

Il y a quelque chose d'inexplicablement euphorique et nostalgique dans sa mélodie. Quinze ans plus tard, il suffit encore de quelques notes pour avoir envie de courir au ralenti dans une rue ensoleillée avec un drapeau sur les épaules. Oui, cette image mentale est très spécifique. Mais solide sur ses appuis (est-ce que cette métaphore fonctionne ici? Non).

Frissooons!

I Will Survive – Gloria Gaynor (1998)

Ce n'est pas un hymne officiel et en plus, cette chanson est sortie bien avant 1998. Et oui, certains puristes du football/de la musique/des deux, ainsi que des experts autoproclamés de la Fifa vont probablement lever les yeux au ciel. C'est mon article, C'EST MOI QUI COMMANDE.

Nous disions donc, en 1998, ce morceau de Gloria Gaynor a accompagné les célébrations françaises, les bars bondés, les voitures qui klaxonnaient jusqu'à 3 heures du matin et probablement des millions de Français légèrement ivres qui chantaient:

«LAAALALALAAALAAAA LA LA LA LA LA LA»

ALLEZ ZIZOU!

We Are One (Ole Ola) – Pitbull, Jennifer Lopez et Claudia Leitte (2014)

Ce morceau est à la fois ridicule et efficace. Le simple fait d'entendre Pitbull crier des mots en espagnol sur une prod' qui ressemble à une boisson énergisante suffit à nous replonger en 2014. Ce titre sent les lunettes aviateur miroir, la chaleur moite genre Miami Beach, les clips saturés de soleil, les soirées où quelqu'un finit par monter sur une table.

Ce n'est peut-être pas le morceau le plus raffiné de l'histoire. Mais comme hymne à la Coupe du monde? Ça fait le job. DALE!

Mr. Worldwide!

Dreamers – Jung Kook (2022)

La Fifa a compris un truc essentiel (oui, ça lui arrive). Si vous voulez casser les internets dans les années 2020, il vaut mieux y ajouter de la K-pop. Dreamers, par Jung Kook du groupe BTS, est sans doute l'hymne le plus calibré pour TikTok. Tout y est lisse, propre, carré. «Consensuel, marketing, voire chiant», diront certains. Et pourtant.

Le morceau réussit le pari compliqué d'être à la fois moderne, fédérateur et suffisamment sympa pour accompagner des images de stades géants et de supporters en transe. Pas le tube le plus mémorable, mais ça passe.

On s'en rappelait? Moi non plus:

The Time of Our Lives – Il Divo et Toni Braxton (2006)

La Fifa a parfois des idées étranges. Et je ne parle pas d'Infantino qui invente le Prix de la Paix de la Fifa. En 2006, quelqu'un a manifestement décidé que la meilleure manière d'accompagner un Mondial était de produire une ballade dramatique donnant l'impression qu'on allait fêter la fin du monde.

Le résultat est théâtral, mais un poiiiil poussif sur le côté «on veut de l'émotion». Et même si ce n'est clairement pas le morceau le plus festif de cette liste (rendez-nous Ricky! Ou même Pitbull, tiens), il possède aujourd'hui un charme désuet et kitsch assez fascinant.

Bon, voilà, quoi:

Ramenez la coupe à la maison – Vegedream (2018)

Encore une fois, non, ce n'est pas un hymne officiel. Encore une fois, on s'en fout. En 2018, puis encore en 2022, il était impossible d'échapper à Ramenez la coupe à la maison.

Le morceau possède pile ce qu'il faut pour devenir un tube: un refrain simple (voire simplet), une énergie collective et une capacité terrifiante à rester bloqué dans le cerveau pendant environ six mois.

J'ai hésité avec «Benjamin Pavaaard! Je crois pas qu'vous connaisseeez»...

Live It Up – Nicky Jam, Will Smith et Era Istrefi (2018)

Cette chanson ressemble à quelque chose qui aurait été généré par une intelligence artificielle ayant reçu comme prompt:

«Tu dois pondre un tube de l'été international.»

Le vrai moment de confusion, c'est l'apparition de Will Smith, qui débarque au milieu du morceau comme un tonton un peu trop motivé à un mariage. Il est toutefois difficile de dire que la chanson est mauvaise.

Le titre a vieilli de manière bizarre, mais il reste étonnamment efficace pour donner envie de danser en faisant semblant de comprendre les règles du hors-jeu.

Will Smith, j'ai toujours pas compris:

Boom – Anastacia (2002)

Ah, les années 2000. Cette chanson est tellement 2002 qu'on a presque envie de ressortir ses lunettes orange translucides et sa ceinture à strass.

Boom n'est pas forcément resté dans les mémoires comme d'autres tubes associés à la Coupe du monde, mais il possède ce charme très particulier des morceaux qu'on avait totalement oubliés… jusqu'à ce qu'on les réécoute. Et qu'on les réoublie.

Oui bon bah voilà, quoi.

Mon chef m'a demandé de rajouter un sondage, alors du coup, vous en pensez quoi?
Au total, 22 personnes ont participé à ce sondage.
Et vous, vous voyez d'autres tubes qui méritent un article? Partagez-les! A deux likes, j'écris la partie 2

Explosion de joie de la Nati après l'arrêt de Sommer à l'Euro en 2021:

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Explosion de joie de la Nati après l'arrêt de Sommer
Le 28 juin 2021, Yann Sommer (au centre) a stoppé le cinquième penalty de l'équipe de France qui a été frappé par la star Kylian Mbappé. Envoyant la Suisse en quart de finale.
source: keystone
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