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Bagarre au Palais fédéral: L'UDC fait son cinéma

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L'UDC n'est pas dans son salon

Les mesures de sécurité au Palais fédéral ont été renforcées pour de bonnes raisons. Et le chef du groupe parlementaire de l'UDC, Thomas Aeschi doit aussi s'y plier. Le Parlement n'est pas son salon.
13.06.2024, 12:0113.06.2024, 14:09
Francesco Benini / ch media

Ce mercredi, le chef du groupe parlementaire de l'UDC, Thomas Aeschi, s'est bagarré avec un policier du service de sécurité du Palais fédéral. Son collègue de parti, Michael Graber, a insulté les agents de sécurité en disant qu'ils se comportaient comme les exécutants des ordres de Hitler sous le Troisième Reich.

Le comportement des deux parlementaires UDC est inqualifiable. Les policiers avaient pour mission de protéger le président du Parlement ukrainien en visite au Palais fédéral. Tout le monde, même les élus, doit suivre les instructions du personnel de sécurité dans le bâtiment.

Le Parlement n'est pas le salon de Thomas Aeschi

Après ce coup d'éclat, l'UDC a prétendu que le travail des parlementaires avait été compromis. C'est faux. La séance photo dans le hall de la coupole a été brève. Les politiciens qui voulaient se déplacer d'un étage à l'autre à ce moment-là pouvaient tout à fait utiliser les ascenseurs. Graber et Aeschi le savaient.

Mais ils ont préféré jouer la comédie sur un escalier du Palais fédéral

En 2020, une foule a pris d'assaut le Capitole à Washington. En 2021, des manifestants du Covid-19 ont tenté de pénétrer dans le Palais fédéral. On peut regretter que les mesures de sécurité aient dû être renforcées au Parlement, mais les autorités n'avaient pas le choix.

Les institutions démocratiques et leurs représentants doivent être protégés. Cela ne fonctionnera toutefois que si les représentants du peuple se comportent de manière digne. Et pas comme des adolescents prépubères.

Traduit et adapté par Noëline Flippe

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