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Conseil d’Etat

Anti-G7: le PLR met la pression sur le rectorat de l'Uni de Genève

Natacha Buffet-Desfayes fait partie des députés PLR qui veulent mettre la CUAE sous pression après ses permanences anti-G7.
Natacha Buffet-Desfayes fait partie des députés PLR qui veulent mettre la CUAE sous pression après ses permanences anti-G7.montage watson

Anti-G7 à l'Uni de Genève: le PLR pousse un coup de gueule

Douze députés PLR du Grand Conseil genevois demandent au Conseil d'Etat d'intervenir auprès du rectorat «pour qu’il exerce une surveillance accrue» du syndicat étudiant CUAE, engagé dans le mouvement NoG7.
18.06.2026, 12:5618.06.2026, 21:49

Dans une motion datée du 17 juin, douze députés PLR du Grand Conseil genevois, dont le chef de groupe Murat-Julian Alder, prient le Conseil d’Etat d’user de son autorité. Dans leur collimateur, les actions politiques de la CUAE, syndicat de l’Université de Genève, engagé dans la gauche radicale. Dernière action en date de sa part, comme l’a révélé mardi watson, la transformation des locaux de la CUAE, ce 17 juin, en «deux permanences juridiques» destinées aux participants de la manifestation anti-G7 du 14 juin à Genève.

Les douze députés de droite invitent le Conseil d’Etat «à intervenir auprès de l’Université de Genève et particulièrement auprès du rectorat», d’une part, «pour qu’il exerce une surveillance accrue de la Conférence universitaire des associations d’étudiants, association faîtière et syndicat des étudiants de l’Université de Genève (CUAE)», d’autre part, «pour qu’il garantisse que tous les étudiants de l’Université de Genève puissent se retrouver dans les actions de la CUAE, et ce, quelles que soient leurs orientations politiques.»

«Les multiples perturbations occasionnées par la CUAE»

Outre les «permanences juridiques» du 17 juin, les signataires de la motion dénoncent «les multiples perturbations occasionnées par le syndicat ces dernières années au sein de l’université, l’interruption de débats et leur tentative d’entarter une conseillère nationale, en quelque sorte, le palmarès de l’activisme de la CUAE».

Les députés PLR, parmi eux, Natacha Buffet-Desfayes, l’ex-candidate à l’exécutif de la Ville de Genève, rappellent que «les statuts adoptés par ce syndicat attestent pourtant de sa "neutralité politique"».

Une première fois battus

Cette motion est une manière pour le PLR de revenir à la charge après avoir été mis en minorité, le 5 juin, au Grand Conseil, en compagnie de l’UDC et du MCG. A l’époque, les libéraux-radicaux demandaient que les étudiants de l’Université de Genève puissent décider de l’attribution ou non d’une part de leurs taxes semestrielles à la CUAE, qui dépend de cet argent pour financer des postes à temps partiel dédiés au soutien aux étudiants.

Dans l’exposé des motifs accompagnant leur motion du 17 juin, les députés PLR affirment:

«Les actions de l’association faîtière, depuis de nombreuses années, ont malheureusement trop souvent laissé entendre qu’elle ne représentait qu’une partie des étudiants en raison d’une orientation politique très marquée qui ne respecte pas la neutralité dont elle se réclame.»
Extrait de la motion PLR

«Prétendument neutre politiquement»

S’agissant des «permanences juridiques», ils ajoutent:

«La CUAE n’a pas la vocation, rappelons-le, de se constituer en tant que permanence juridique pour accueillir un tel groupe (réd: des participants de la manifestation du 14 juin) – lié à un événement politique bien particulier – dans les locaux de l’université. Ce n’est, en effet, en aucun cas son rôle de syndicat prétendument "neutre politiquement" que d’apporter du soutien, quel qu’il soit, à un groupe engagé dans un rapport de force avec la police.»
Extrait de la motion PLR

«La police n’a eu d’autre choix que de nasser»

Dans leur motion, les douze signataires, apportant un soutien implicite aux forces de l’ordre, estiment que «la police n’a eu d’autre choix que de nasser les manifestants de No G7 dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin 2026».

Jointe par watson, Natacha Buffet-Desfayes reconnaît que l’«urgence» de la présente motion, qui permettrait qu’elle soit traitée ce vendredi déjà, «a peu de chance d’être votée», le planning du Grand Conseil étant assez chargé. «Mais il nous a paru important de marquer le coup pour ne pas laisser passer ça», à savoir les deux «permanences juridiques» organisées dans les locaux de la CUAE, en lien avec la manifestation anti-G7 du 14 juin.

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