Deuil national: les chefs d'Etat qui répondent présents à l'appel
Après la tragédie de Crans-Montana, la Suisse a mis en berne pendant cinq jours les drapeaux de toutes ses ambassades et de ses bâtiments officiels en Suisse.
Cette décision a été prise par le président de la Confédération Guy Parmelin. Les cantons ont également suivi cette initiative.
Un florilège de chef d'Etats
La journée de deuil national aura lieu vendredi. La Confédération organise une cérémonie avec les églises suisses au centre d'expositions et de congrès de Martigny. Elle commencera à 13h45 et sera dédiée aux victimes et à leurs proches. Des autorités internationales, fédérales, cantonales et locales seront présentes.
Le ministère des Affaires étrangères a invité lundi soir 35 chefs d'Etat en Valais. Il s'agit notamment des dirigeants des pays ayant des décès à déplorer, outre la Suisse (22 victimes): la France (8), l'Italie (6), le Portugal, la Belgique, la Roumanie et la Turquie (chacun une victime).
Sont également invités les chefs de gouvernement des pays ayant des blessés et ayant apporté ou proposé leur soutien à la Suisse.
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Le président français Emmanuel Macron a déjà annoncé sa venue. L'agence de presse italienne Ansa a également rapporté que le président italien Sergio Mattarella se rendra en Suisse. D'autres chefs d'Etat tels que le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président allemand Frank-Walter Steinmeier ont également été invités.
Les églises à l'unisson
Vendredi à 14 heures, au début de la cérémonie de deuil à Martigny, toutes les cloches d'église de Suisse sonneront pendant cinq minutes. En parallèle, une minute de silence nationale est prévue.
Le président de la Confédération Parmelin a déclaré dans le SonntagsBlick:
Parmelin avait été alerté le 1er janvier, peu après 7 heures du matin, dans son appartement de vacances dans les montagnes vaudoises. Il avait alors téléphoné au conseiller d'Etat valaisan Stéphane Ganzer et pris contact avec le président du gouvernement valaisan Mathias Reynard. Par la suite, il avait informé le Conseil fédéral de la tragédie.
La journée nationale de deuil avait déjà été envisagée lors de la visite de Parmelin à Crans-Montana le 1er janvier, en collaboration avec les autorités valaisannes et les églises suisses. Urs Wiedmer, porte-parole de Parmelin, déclare:
La cérémonie de deuil avait initialement été prévue à Crans-Montana. Cependant, comme des chutes de neige pouvant atteindre le demi-mètre sont attendues en Valais ce week-end, il aurait été difficile d'acheminer les invités d'honneur par hélicoptère.
A cela se sont ajoutées des préoccupations liées à la sécurité: la route vers Crans-Montana monte en lacets dans la montagne, et comporte plusieurs virages potentiellement dangereux.
