Ces Romands font 200 km pour leur fils et racontent ce qu'on leur a répondu
Devant l’Hôpital universitaire de Zurich, ils sont serrés les uns contre les autres: une mère, un père et trois enfants. Ils devraient être six, mais l’un d’eux manque à l'appel.
La famille M.* est à la recherche d’Ephraim, 18 ans. Depuis la nuit du Nouvel An, le jeune homme n’a plus donné signe de vie. Il fêtait le passage à la nouvelle année avec des amis à Crans-Montana, dans ce club où un incendie dévastateur a tué des dizaines de personnes et fait de nombreux blessés graves. Depuis, la famille vit dans un état qu’elle peine elle-même à décrire.
«Nous cherchons toujours notre fils», confie le père à watson. La famille a fait spécialement le déplacement depuis Lausanne après avoir trouvé un indice sur les réseaux sociaux.
Un internaute leur a en effet dit que leur fils aîné pourrait se trouver ici, à Zurich. «Quelqu’un nous a écrit sur Instagram pour nous dire qu’il était peut-être hospitalisé ici. Ce n’est qu’une rumeur, mais nous sommes venus immédiatement.»
Attente des résultats ADN
Sur le compte Instagram cransmontana.avisderecherche, des annonces concernant des personnes disparues sont publiées depuis l’incendie. La famille M. a elle aussi été contactée après avoir partagé une photo d’Ephraim sur cette page.
Une fois le message reçu, ils sont immédiatement montés dans la voiture pour traverser le pays. Mais à leur arrivée à l’Hôpital de Zurich, on leur a expliqué qu’ils devaient malheureusement attendre. Un à deux jours, leur a-t-on dit, le temps de procéder aux analyses ADN.
Impossible dès lors de s'assurer qu’Ephraim est effectivement soigné dans l'établissement. «On nous a demandé de faire preuve de patience», explique la sœur.
«Il était simplement allé faire la fête»
Pour la mère, les mots viennent difficilement. Elle dit avoir beaucoup pleuré depuis la veille. «Nous espérons de tout cœur que ce soit notre fils. Qu’il soit encore en vie», murmure-t-elle. «Et si c’est le cas, nous espérons qu’il pourra être transféré à Lausanne.»
Devant l’Hôpital, des fleurs et une pancarte témoignent de la solidarité avec les victimes de Crans-Montana.
Ephraim était sorti avec des amis pour fêter le Nouvel An. La famille n’en sait pas plus. «Il était simplement allé faire la fête», dit sa sœur.
*Nom connu de la rédaction
