Chômeurs privés d'argent: Parmelin est responsable du fiasco
Malheureusement, il n'y a rien d'exceptionnel à ce qu'un projet informatique de la Confédération ne se déroule pas comme prévu. Le plus souvent, ces échecs se soldent par des surcoûts impressionnants et des retards dans la mise en route. Mais cette fois, ce sont des chômeurs qui ont fait les frais du fiasco.
A cause d'un cafouillage informatique au Secrétariat d’Etat à l'économie, nombre d’entre eux ont perçu leurs revenus de décembre ou janvier avec un retard considérable. Certains se retrouvent ainsi dans une situation délicate, faute de réserves financières. Et la Confédération devra peut-être prendre en charge des frais de rappel, pour des loyers impayés, entre autres.
Minimisation du problème
La semaine dernière, le chef de projet compétent au Secrétariat d’Etat à l’économie s'est permis de minimiser l’ampleur du problème. Mais, contrairement aux annonces, les indemnités de chômage continuent de manquer chez certains.
Cette situation est inacceptable. Ni le Secrétariat d’Etat ni sa directrice, Helene Budliger Artieda ne semblent en mesure de corriger ces graves dysfonctionnements dans des délais raisonnables.
Le Conseil fédéral est donc tenu d’agir, par l'intermédiaire de Guy Parmelin, à la tête du département en question. Comme on dit en anglais: «The buck stops here». Un ministre de tutelle assume tout ce qui se passe dans son domaine de responsabilité. Il en porte l’entière responsabilité.
Le nouveau système de paiement est aussi fiable qu’une vieille imprimante dans laquelle du papier se coince en permanence. Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi est-il si difficile de corriger les erreurs? Quels surcoûts cela engendre-t-il?
Si aucune amélioration rapide n’intervient, Guy Parmelin devrait répondre lui-même publiquement à ces questions, au lieu de les déléguer à un subordonné.
Traduit et adapté par Valentine Zenker
