Ce chômeur n'a rien reçu depuis novembre: Parmelin «assume»
Près de deux mois après la mise en service d'un nouveau système informatique du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) pour le versement des indemnités de chômage, les dysfonctionnements persistent.
Si la situation commence à se stabiliser pour les personnes inscrites depuis plusieurs mois, les nouveaux chômeurs restent particulièrement touchés, comme l'a expliqué Guy Parmelin, président de la Confédération et ministre de tutelle du Seco, sur le plateau d'Infrarouge:
Alors que de nombreux demandeurs d'emplois peinent encore à toucher ce à quoi ils ont droit, le ministre de l'économie a présenté «ses excuses». Il s'est ensuite voulu rassurant: «les problèmes concrets sont en passe d'être résolus». Et face à ces couacs, Guy Parmelin a reconnu sa responsabilité:
«Ça va prendre du temps pour rattraper le retard, mais les indemnités sont versées de plus en plus régulièrement», a expliqué Guy Parmelin.
Dans l'émission On en parle de ce jeudi 26 février, un auditeur qui a déménagé en décembre de Vaud à Fribourg témoigne d'une expérience plus compliquée:
Mais les difficultés ne concernent pas uniquement les assurés. Un collectif d’employés et de gestionnaires des caisses de chômage confirme les problèmes et évoque des dysfonctionnements structurels. Parmi les critiques formulées figure notamment une «lecture inefficace des documents» par le système.
Plusieurs employés estiment que l’outil a été mal pensé dès le départ. Une collaboratrice explique au 19h30 de RTS que les procédures sont devenues beaucoup plus lourdes qu’auparavant. Là où un dossier pouvait être constitué et transmis en une seule fois, chaque pièce doit désormais être téléchargée séparément et validée étape par étape.
Si certains bugs techniques observés en janvier ont été corrigés, les employés pointent aujourd’hui une inadéquation plus profonde entre le logiciel et la réalité du travail quotidien.
De son côté, le Seco conteste l’existence de problèmes structurels, tout en reconnaissant des difficultés persistantes. «Aujourd’hui, on a deux problèmes», explique Jérôme Cosandey, chef de la Direction du travail au Seco, au 19h30. Le premier est technique: la performance du système n’atteint pas encore le niveau prévu, notamment en termes de vitesse.
Le second concerne les retards accumulés en janvier, avec des dossiers qui se sont empilés. «Il faut mettre les bouchées doubles pour réduire ces délais», admet-il. Le Seco assure toutefois que, une fois ces obstacles surmontés, le nouveau système permettra un traitement des dossiers dans un délai comparable à celui de l’ancien dispositif. (hun)
