Le boss de Landi et Volg parle de sa stratégie «en Suisse romande»
La coopérative agricole bernoise Fenaco est confrontée à des difficultés liées à de faibles marges, aux incertitudes géopolitiques et à une concurrence féroce dans le commerce de détail. Dans cet entretien, son directeur général Michael Feitknecht explique pourquoi Volg continue de croître malgré la concurrence des discounters et où il voit encore un potentiel de développement.
Le commerce de détail est considéré comme un marché très concurrentiel. Dans quelle mesure Fenaco ressent-elle la pression sur les prix exercée par les discounters et le commerce en ligne?
Le prix est toujours un facteur important dans le commerce de détail. Nos concepts misent toutefois fortement sur la fraîcheur et la proximité et sont donc moins axés sur les prix que d'autres modèles.
Cela confirme notre stratégie. Chez Landi, nous ressentons surtout la pression du commerce en ligne. Notre réponse consiste en des processus efficaces et des investissements dans la logistique.
Où voyez-vous encore un potentiel de croissance dans le commerce de détail?
Pour Volg, avec environ 600 points de vente, nous voyons encore un potentiel particulièrement en Suisse romande. Nous examinons, toutefois, les différents emplacements de manière très ciblée. Par conséquent, nous ne nous fixons pas d'objectif précis quant au nombre de nouveaux magasins.
Globalement, le réseau est aujourd'hui bien exploité.
Fenaco évoque des gains d'efficacité et de mesures structurelles. Les collaborateurs doivent-ils craindre des suppressions de postes?
Les ajustements structurels et les gains d'efficacité font partie de notre activité courante. Nous devons constamment nous demander comment nous positionner correctement sur les différents marchés.
Nous nous trouvons entre les intérêts de nos membres, qui souhaitent obtenir les prix les plus élevés possibles pour leurs produits, et ceux des consommateurs, qui attendent des prix aussi bas que possible. A l'heure actuelle, nous n'avons toutefois aucun projet à court terme de réduction importante des effectifs.
Quelles sont les conséquences du conflit au Moyen-Orient pour Fenaco?
Nous constatons avant tout une plus grande instabilité sur les marchés. À moyen terme, cela entraîne souvent des coûts plus élevés. C'est pourquoi nous diversifions notre base de fournisseurs, développons nos stocks et nos infrastructures, et investissons davantage dans l'innovation. L'objectif est de devenir moins dépendants de certaines matières premières ou chaînes d'approvisionnement. Nous ne constatons toutefois actuellement aucune pénurie critique. (jah/awp/ats)
