Cette famille suisse est dans le top 25 des plus riches du monde
2025 a été une année faste pour les grandes fortunes familiales mondiales. Les chiffres donnent tout simplement le tournis: selon Bloomberg, qui dresse depuis quelques années son index des «familles les plus riches du monde», ces dernières ont vu leur fortune cumulée augmenter de 358,7 milliards de dollars par rapport à l'année dernière, pour atteindre 2900 milliards de dollars au total.
Une croissance fulgurante qui s'explique notamment par la hausse des cours boursiers et la demande croissante de certains biens (métaux, alimentation animale...), mais aussi par «l'influence et l'expérience» qu'elles ont accumulée au fil des décennies.
Résultat: pour oser espérer rejoindre un jour ce club ô combien select, il vous faudra plus qu'une poignée de millions ronflant sur votre compte en banque. Désormais, le ticket d'entrée, qui n'a jamais été aussi élevé, s'établit à 46,4 milliards de dollars - soit 9,7 milliards de plus que l'an dernier. Bonne chance!
Au sommet
A la tête du classement mondiale figure la famille Walton, fondatrice de la chaîne de supermarchés américaine Walmart, avec une avance confortable et une fortune dépassant pour la première fois le demi-billion de dollars (513 milliards, pour être exact).
Walmart, dont la famille fondatrice détient encore 44% des parts de l'entreprise, est le plus grand détaillant au monde en termes de chiffre d'affaires: forte de quelque 10 750 magasins à travers le monde, elle a réalisé un chiffre de 681 milliards de dollars lors du dernier exercice fiscal. Par le biais de ses magasins et de son site web, Walmart sert 270 millions de clients chaque semaine.
Toujours dans le top 3 figure la famille Al Nahyan, qui règne sur les Emirats arabes unis, avec une fortune estimée par Bloomberg à 335 milliards de dollars, suivie de la famille royale Al Saoud, d'Arabie Saoudite, qui repose sur 213 milliards.
Une famille suisse dans le top 25
Entre le géant du luxe Hermès, toujours entre les mains de la famille française Dumas depuis six générations, et la famille Mars, dont l'entreprise est connue pour ses M&M's et ses barres Snickers, des Suisses parviennent à faire leur trou dans le top 25 des grandes fortunes mondiales, avec un honorable treizième rang. Un classement que cette famille truste depuis plusieurs années déjà et où elle n'a cessé de grimper.
Ce clan, c'est celui des Hoffmann-Oeri, descendants de l'entrepreneur Fritz Hoffmann-La Roche (1868-1920), qui a fondé le groupe pharmaceutique Roche Holding en 1896. Une partie de son succès reposait alors sur un sirop contre la toux à l'orange, le Sirolin.
Les descendants de Fritz Hoffmann-La Roche détiennent aujourd'hui encore une participation majoritaire dans l'entreprise basée à Bâle, dont les médicaments oncologiques ont permis au groupe de générer un chiffre d'affaires de 68,7 milliards de dollars en 2024.
On compte aujourd'hui une douzaine de frères, sœurs, cousins, cousines ou neveux parmi les principaux membres de la familles Hoffmann-Oeri, dont certains sont liés à l'entreprise par un pacte d'actionnaires en vigueur depuis 1948.
Pour ne citer que lui: André Hoffmann, 60 ans, vice-président du conseil d'administration de Roche. Dans une interview accordée au Financial Times en début d'année, le milliardaire, réputé pour son engagement en faveur de l'environnement, a déclaré que l'entreprise familiale n'est toutefois pas forcément «le meilleur modèle».
Il précisait également à l'époque qu'il était souvent sollicité par de jeunes membres de sa famille, frustrés par la stratégie de leur entreprise pour qu'elle s'engage davantage en faveur de la nature, contre la volonté de leurs parents.
«Si la génération précédente ignore ces menaces, elle prend des risques considérables. C'est là que vous, la jeune génération, pouvez faire la différence… Vous avez une vision qui leur échappe peut-être», concluait-il en janvier.
