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Cette offre d'emploi anti-Gen Z scandalise

L'offre d'emploi exclut sans ambiguïté les moins de 30 ans.
L'offre d'emploi exclut sans ambiguïté les moins de 30 ans.

Cette offre d'emploi anti-Gen Z scandalise

Dans une petite annonce, une entreprise zurichoise de soins à domicile exclut sans détour les moins de 30 ans. Cette démarche irrite, mais n'est pas illégale.
08.02.2026, 16:2908.02.2026, 16:35

L’annonce a été publiée début janvier sur la plateforme d’emploi jobs.ch. La recherche:

«Un ou une responsable d’équipe de soins avec du cœur et du discernement»

Mais l'intitulé du poste enchaîne:

«Pas de génération Z!»

L'entreprise exclut donc les personnes nées entre 1996 et 2010 environ, soit les moins de 30 ans.

Outre des titres professionnels, l’entreprise de soins à domicile de Rümlang (ZH) exige «plusieurs années d’expérience professionnelle!». Mais surtout, elle écrit dans ses conditions:

«Pas de mentalité 'arrêts maladie le lundi et le vendredi'»

Ce type d'annonces est très rare

Le fait d'exclure de façon globale la plus jeune génération sur le marché du travail est inhabituel. L’entrepreneuse Yaël Meier, qui se positionne en Suisse comme la grande défenseuse de la Gen Z, explique à la NZZ am Sonntag:

«Je trouve ça scandaleux, c'est vraiment quelque de chose de mal»

La jeune femme de 25 ans reconnaît toutefois qu’elle entend souvent des propos sur le manque supposé d’engagement des jeunes et sur leurs exigences jugées excessives en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

La Gen Z aurait une autre conception de l’éthique du travail, ce qui suscite fréquemment l’incompréhension chez les membres des générations plus âgées. Il faut donc, selon elle, d’autres approches pour éveiller l’enthousiasme des jeunes.

«Il faut aller à la rencontre des jeunes et se demander comment susciter leur enthousiasme»

Les préjugés semblent être faux

Plusieurs études ont déjà montré que les jeunes ne travaillaient pas moins par principe, mais qu’ils avaient d’autres priorités et d’autres attentes à l’égard de leur employeur. Le cliché d’une jeune génération paresseuse au travail reste pourtant tenace chez de nombreuses personnes de plus de 30 ans.

Il est important pour la Gen Z de saisir le sens de leur travail. Et lorsqu'ils n'en trouvent pas, ils ont tendance à limiter leurs efforts au strict nécessaire.

Ils se montrent également moins loyaux et restent moins longtemps chez un employeur que les personnes plus âgées. Cela pourrait s’expliquer par le fait qu'ils une image d’eux-mêmes plus valorisée et qu'ils font preuve d'une plus grande assurance dans leur rapport avec les entreprises.

L’entreprise de Rümlang n’a pas souhaité commenter son annonce auprès de la NZZ et l'a maintenue sur jobs.ch avec la mention «pas de génération Z!»

Du point de vue juridique, en Suisse, exclure d’un groupe de personnes d'une offre d’emploi n’est toutefois pas considérée comme de la discrimination.

Les entreprises sont libres de décider qui elles invitent à postuler et qui elles engagent, ou non. Mais la franchise dont le texte fait preuve reste toutefois très inhabituelle.

Traduit de l'allemand par Joel Espi

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