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Trump «peut toujours faire très, très mal à la Suisse»

Le président américain Donald Trump a fait sombrer les Bourses suisse, européennes et américaine, en menaçant la Chine de nouvelles surtaxes (archives).
Le président Donald Trump. Keystone

Trump «peut toujours faire très, très mal à la Suisse»

Après l’arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis, l’expert de l’Université de St-Gall Stefan Legge estime que la Suisse doit garder son sang-froid face à Donald Trump.
22.02.2026, 14:3622.02.2026, 15:05

«Presque rien» ne change pour la Suisse après l’arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis concernant les droits de douane américains, constate Stefan Legge, chargé de cours à l’Université de St-Gall. Il recommande à la Suisse de continuer à faire preuve de retenue et de mettre en avant les intérêts communs.

Donald Trump «peut toujours faire très, très mal à la Suisse s'il le souhaite», a déclaré l'expert en politique fiscale et en commerce international dans une interview accordée au Matin Dimanche et à la SonntagsZeitung. C'est pourquoi le Conseil fédéral devrait, selon lui, continuer à œuvrer en faveur d'une bonne relation – aussi difficile que cela puisse être.

Il reste pertinent d'agir avec sang-froid et de veiller à soutenir et identifier les intérêts communs.

«Car les Etats-Unis ont eux aussi intérêt à entretenir de bonnes relations avec la Suisse.»
Stefan Legge

L'expert s'attendait à la décision rendue venderdi par la Cour suprême. Les marchés de paris évaluaient eux aussi à environ 70% la probabilité d'un tel verdict.

Et le fait que Donald Trump ait recouru immédiatement à d'autres instruments juridiques et invoque désormais la Section 122 du Trade Act pour instaurer des droits de douane était aussi prévisible. Cette disposition autorise le président à imposer des surtaxes douanières (jusqu'à 15 %) pendant 150 jours face à un déséquilibre grave de la balance des paiements, sans approbation immédiate du Congrès.

Une incertitude encore plus grande

«Les droits de douane sont si centraux dans sa politique qu'il utilisera tout l'éventail des bases juridiques, qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.»

Personne ne peut se détendre dans ces différends commerciaux simplement parce que Trump a «perdu un jouet». L'incertitude a en réalité encore augmenté. Une seule chose est certaine: de nouveaux droits de douane seront introduits.

La Suisse, avec l'accord négocié avec les Etats-Unis – qui prévoit une série d'exceptions, notamment pour le secteur pharmaceutique – s'est «correctement positionnée». Le dialogue sur ces exceptions reste essentiel.

En effet, la Suisse a «toujours intérêt à ce que ses produits d'exportation les plus importants ne se retrouvent pas dans le viseur de l'administration Trump», conclut Stefan Legge. (dal/ats)

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