Voici les communes les plus attractives de Suisse romande
Dans son indicateur d'attractivité résidentielle 2026, UBS a passé au crible plus de 2000 communes suisses à l'aune de 38 critères, en se concentrant sur le profil d'une famille vivant en location avec deux enfants et des revenus moyens bruts de 150 000 francs.
Fait marquant, neuf des dix communes arrivant en tête de leur région sont des villes de taille moyenne. La seule exception est Bâle.
Et pour cause: ces localités combinent souvent une bonne accessibilité et une qualité de vie élevée, tout en affichant un coût de la vie inférieur à celui des grands centres urbains. Les écarts peuvent être importants, souligne UBS: à Berne, par exemple, la vie est 15% plus chère qu'à Fribourg. Côté alémanique, un fossé de 28% sépare Aarau de Zurich.
Comme le relève 24 Heures, Genève et Zurich ne sont sur le podium d'aucune région, et la pénurie de logements qui y sévit, de même que les prix élevés qui y règnent, ne sont pas étrangers au phénomène.
La situation autour du Léman
Pour la Suisse romande et un revenu moyen, ce sont les localités de Vevey, Lausanne, Morges (région Genève-Lausanne), Fribourg, Morat, Guin (région Berne-Fribourg) et Sion, Martigny, Conthey (Alpes occidentales) qui s'imposent en tête de liste.
Vevey domine ainsi l'arc lémanique. La troisième marche du podium varie cependant selon le revenu du ménage: Montreux s'impose pour les revenus les plus faibles (85 000 francs pour une famille avec deux enfants), tandis que Morges prend le dessus dès 150 000 francs.
Genève, elle, n'intègre le top 4 que pour les revenus moyens et le top 5, derrière Collonge-Bellerive, pour les ménages à plus de 300 000 francs annuels. La deuxième ville la plus peuplée du pays n'intègre pas le top 10 pour les faibles revenus. L'économiste d'UBS Thomas Veraguth confirme auprès de 24 Heures:
Des écarts, mais pas seulement entre les villes
Sur les 198 communes analysées en détail par UBS, quatre seulement affichent à la fois des infrastructures et des loisirs supérieurs à la moyenne et un coût de la vie inférieur à la moyenne. Il s'agit d'Altdorf (UR), d'Estavayer (FR), de Schaffhouse et d'Appenzell.
Les écarts de prix ne se limitent cependant pas aux comparaisons entre villes, mais aussi l'intérieur des agglomérations. S'installer à 15 minutes en transports publics du centre de Lausanne, par exemple, permet d'économiser en moyenne 1500 francs par an, contre 3900 à Genève et 1600 à Bâle. Avec 30 minutes de trajet, l'économie grimpe à 3600 francs annuels à Lausanne et presque 6000 à Genève, révèle l'étude de l'UBS.
Pour les ménages à revenus élevés, ce sont surtout les avantages fiscaux qui pèsent dans la balance, tandis que les revenus plus modestes privilégient un coût de la vie abordable et des infrastructures suffisantes. UBS souligne cependant qu'il n'existe pas de lieu de résidence idéal dans l'absolu, le choix étant avant tout lié aux besoins et aux moyens financiers propres à chaque ménage. (ysc)
