Affluence en hausse pour les Journées littéraires de Soleure
La 48e édition des Journées littéraires de Soleure s'est achevée dimanche. Les premiers chiffres montrent que, malgré le mauvais temps, l'intérêt a été un peu plus marqué que l'année dernière. La directrice Catherine Schlumberger a indiqué rester en poste.
Selon un communiqué, la 48e édition a enregistré plus de 17 500 entrées, soit environ un millier de plus que l'année dernière. Le temps froid et surtout pluvieux de vendredi n’a donc pas découragé le public amateur de littérature.
De plus, une certaine continuité s’installe désormais aux Journées littéraires. La directrice Catherine Schlumberger est en poste depuis deux ans et disposait jusqu’à présent d’un contrat à durée déterminée pour ces deux années. «Mon contrat est désormais à durée indéterminée», a-t-elle déclaré.
Le multilinguisme comme atout
Catherine Schlumberger s’est montrée satisfaite de cette édition. Il y a eu «des moments très précieux» durant lesquels les visiteurs ont engagé la conversation entre eux, même s’ils ne se connaissaient pas. Elle se réjouit:
Par cette déclaration, elle fait notamment référence au multilinguisme des Journées de Soleure qui, comme chaque année, ont proposé des manifestations dans les langues nationales et ont en outre accueilli des invités venus du monde arabe ou africain. Le public a pu découvrir des textes de Syrie, de Palestine ou du Soudan, lus dans les différentes langues.
Ainsi, l'auteure et poétesse syrienne Nour Alabdullah a par exemple récité des poèmes, accompagnés de musique d'oud et de violon et traduits par Usama Al Shahmani. L'événement a suscité un tel engouement que certains visiteurs ont dû être refoulés, le cinéma de l'Uferbau étant plein à craquer.
Un programme varié
Au niveau international, Dimitré Dinev a présenté son nouveau roman «Le temps des courageux», pour lequel cet auteur d'origine bulgare a reçu le Prix du livre autrichien 2025. Sa lecture suivie d'une discussion dans la grande salle de concert a fait salle comble.
Dimitré Dinev, aux côtés notamment des autrices soudanaises Stella Gaitano et Ishraga Mustafa Hamid, de l’autrice ukrainienne Tanja Maljartschuk ou encore de la Palestinienne Asmaa Azaizeh, incarne une écriture résolument politique qui a parfois suscité des moments émouvants et touchants, tant chez les autrices elles-mêmes que dans le public. Avec ces manifestations, la sombre situation politique mondiale a fait son entrée dans la paisible ville de Soleure.
A l'avenir, la directrice souhaite, en collaboration avec le comité directeur, affiner le profil des Journées littéraires, qui sont à la fois un festival et une exposition d’œuvres. Elle a ainsi déclaré:
(btr/ats)
