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Genève

L'acte militant de ces locataires à Genève tourne au conflit

Eine palaestinensische Fahne haengt an den Fensterlaeden eines Hauses, fotografiert am Freitag, 12. Juli 2024 in Neuenburg. (KEYSTONE/Gaetan Bally)
Des drapeaux palestiniens aux fenêtres n'ont pas été du goût d'une régie immobilière à Genève (image d'illustration).Image: KEYSTONE

L'acte «militant» de ces Romands tourne au conflit avec la gérance

Des locataires genevois ont vu leur bailleur exiger le retrait des drapeaux palestiniens qu'ils avaient accrochés aux fenêtres. Ils s'insurgent.
23.02.2026, 17:0323.02.2026, 17:03

A Genève, des locataires s'indignent de la demande que leur a récemment faite leur gérance immobilière. Selon la Tribune de Genève, ils ont reçu le 13 janvier dernier un courrier réclamant le retrait des drapeau palestiniens qu'ils avaient accrochés à leurs fenêtres.

La missive leur rappelle notamment qu’il est «interdit de nuire au bon aspect de l’immeuble» et leur fixe un délai de dix jours pour se mettre en ordre. A noter que la règle est valable qu'il s'agisse de «linge, de literie, ou tout autre objet».

Contacté par le média genevois, un locataire se dit «indigné» par ce procédé et dénonce un «abus» de la part de la régie «dans un but de musellement politique sous couvert d’esthétique». Il rejette dès lors la directive et affirme que son acte «militant» est protégé par la Constitution.

Plusieurs locataires se trouveraient dans une situation similaire avec la gérance impliquée, relate la Tribune de Genève. Jointe par le journal, cette dernière assure qu'il ne s'agit pas d'une démarche politique et rappelle que la règle s'applique «pour tout objet suspendu durablement».

A Genève mais pas sur Vaud

Selon la Tribune de Genève, la règle existe bel et bien au bout du lac. Ce qui ne semble pas être le cas dans le canton de Vaud où la loi n'évoque que «plantes qui incommoderaient les autres locataires» sur les balcons, indique au média la Chambre vaudoise immobilière (CVI).

Egalement contactée par le journal, l'Asloca rappelle de son côté que les locataires sont «tenus de ne pas dégrader l’esthétique» des façades mais précise que «l’expression d’une opinion n’appelant pas à la haine est admissible». (jzs)

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