La directrice de la Comédie de Genève contre-attaque
La directrice de la Comédie de Genève recourt contre la décision de la Fondation d'art dramatique (FAD) de ne pas reconduire son mandat qui se termine en juin 2027. Séverine Chavrier a aussi déposé une plainte pénale en janvier, estimant être victime d'une cabale.
Le recours a été déposé lundi auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice, a indiqué mercredi à Keystone-ATS Romain Jordan, avocat de la directrice, confirmant une information de Léman bleu. Ce recours «pointe les nombreux manquements de la FAD dans la gestion de la crise à la Comédie, notamment l'absence de protection de ma mandante, victime d'une cabale calomnieuse», précise-t-il.
Plainte pénale
Me Jordan a expliqué mardi sur Léman bleu que la FAD a pris sa décision «sans que ma cliente en soit informée, sans qu'elle puisse se déterminer et surtout sans avoir à un quelconque moment la liste des griefs qui pourraient, selon le conseil de fondation, justifier cette décision.» Selon lui, les griefs étaient «au mieux, diffamants, au pire, calomniateurs», raison pour laquelle Mme Chavrier a déposé une plainte pénale à la mi-janvier.
Mise en cause par des collaborateurs, Mme Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD qui a commandé un audit sur le climat de travail. La Ville de Genève a pour sa part demandé à la Cour des comptes de mener un audit de gouvernance.
«La priorité de ma mandante, qui bénéfice d'un large soutien au sein de l'institution, est de pouvoir rapidement revenir en son sein et se mettre pleinement au travail. Nous appelons de nos voeux la conduite d'une médiation externe, plutôt que des audits nébuleux et sans nous inclure et qui vont coûter très cher», souligne Me Jordan. (ats)
