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Pourquoi ces chauffeurs genevois ne sont plus sur Uber

L'application de la societe Uber ou l'on peut lire l'annonce "Uber n'est pas disponible dans cette zone" est photographiee sur un smartphone, ce samedi 4 juin 2022 a Gene ...
Entre 300 et 400 chauffeurs VTC ont été déconnectés d'Uber lundi.Keystone

Pourquoi ces chauffeurs romands ne sont plus sur Uber

Des chauffeurs VTC genevois ont été déconnectés de la célèbre plateforme cette semaine. Une décision du Tribunal fédéral prise l'an dernier en est à l'origine.
04.03.2026, 14:3604.03.2026, 14:36

Des chauffeurs genevois de transport de personnes (VTC) ont été déconnectés de la plateforme Uber depuis lundi. Mais ils peuvent toutefois continuer à opérer s'ils rejoignent l'un des partenaires de la société.

L'année dernière, le Tribunal fédéral (TF) avait décidé que la principale entreprise partenaire d'Uber à Genève, MITC, devait doter les chauffeurs de contrats de travail et planifier leurs horaires. Les autorités genevoises ont ensuite élargi cette réglementation de location de services (LSE) à tous les partenaires du géant américain.

Les entreprises avaient jusqu'à fin janvier pour déposer un dossier auprès de l'Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT). Et jusqu'à début mars pour montrer à Uber qu'elles avaient reçu des autorités la confirmation que celui-ci était complet.

Celles qui ne l'ont pas fait «ont été déconnectées», a expliqué un porte-parole d'Uber. L'entreprise estime difficile de relayer des chiffres étant donné que certains ont déjà rejoint les prestataires MITC et Chaskis.

Des conditions trop rédhibitoires

Le président de l'association VTC Genève, Aria Jabbarpour, parle de 300 à 400 personnes. Une estimation qui est considérée comme éloignée de la réalité par plusieurs interlocuteurs.

Les conditions imposées par l'Etat pour obtenir une autorisation sont rédhibitoires pour de nombreux chauffeurs, affirme l'association. Ceux-ci doivent avoir des bureaux, un CFC et avancer 100 000 francs en dépôt de gestion.

Les sàrl unipersonnelles peuvent poursuivre leurs activités jusqu'à la fin de la procédure d'autorisation des sociétés de LSE et n'ont pas été déconnectées. Les chauffeurs peuvent également se tourner vers MITC et Chaskis pour continuer à oeuvrer pour Uber.

Des plateformes alternatives boudées

Environ 15 demandes par jour ont été reçues et de nombreux chauffeurs avaient également auparavant anticipé cette situation, a affirmé le directeur général de MITC, Karim Sahnine. Son entreprise dit les accueillir avec plaisir.

Le directeur réfute entièrement les accusations de Jabbarpour selon lesquelles les rémunérations seraient largement inférieures au salaire minimum cantonal. Celles-ci sont «supérieures» à ce seuil cantonal, ajoute le porte-parole d'Uber. L'OCIRT ne commente elle pas des cas individuels.

«Avec Uber, il n'y a aucune solution», selon Jabbarpour qui déplore que la clientèle ne se déplace pas vers des plateformes alternatives lancées en 2022. Lui-même dit ne pas avoir droit au chômage et être contraint de contacter l'Hospice général. L'OCIRT ne dit pas non plus combien de dossiers ont été reçus dans les délais impartis pour les entreprises de chauffeurs. (jzs/ats)

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