Ce choix de Genève coûte 1,3 million pour 188 élèves frontaliers
Les enfants frontaliers scolarisés dans le canton de Genève pourront y rester jusqu'à la fin du primaire. Le Conseil d'Etat est partiellement revenu sur sa décision de les exclure à la fin du cycle scolaire entamé. Ce revirement concerne potentiellement 188 élèves.
Les élèves vivant en France voisine et scolarisés dans une école primaire genevoise pour le cycle élémentaire d'enseignement pourront rester pour le second cycle et ainsi poursuivre jusqu'à la 8P, a expliqué mercredi devant les médias la conseillère d'Etat Anne Hiltpold, en charge du Département de l'instruction publique. Le gouvernement répond ainsi à une motion parlementaire sur la question des élèves frontaliers, a-t-elle justifié.
En juin, le gouvernement avait décidé de généraliser le principe de la scolarisation au primaire et au secondaire sur le lieu de domicile pour les élèves frontaliers. Mettant ainsi fin, dès la rentrée 2026, aux dispositions transitoires décidées en 2018, il permettait toutefois aux élèves déjà scolarisés de terminer leur cycle d'enseignement en cours.
Contraintes financières
Cette décision avait suscité une levée de boucliers de la part des parents concernés et des autorités françaises. Saisie par des recours, la justice avait donné raison au Conseil d'Etat en février. Auparavant, le Grand Conseil avait adopté la motion qui demandait aussi que les élèves frontaliers scolarisés au cycle d'orientation puissent intégrer le secondaire II genevois.
Le Conseil d'Etat n'est toutefois pas entré en matière sur ce point en raison de la pression démographique sur les bâtiments et des contraintes financières, indiqué Anne Hiltpold. Alors que l'exclusion des élèves frontaliers doit permettre au canton d'économiser 27 millions de francs à terme, le choix de laisser les élèves du primaire rester lui coûte 1,3 million, selon la magistrate. (jah/ats)
