Suisse
International

Ce conseiller radical de Donald Trump fait trembler Davos

FILE - United States Homeland Security Advisor Stephen Miller reacts on the sidelines of the ASEAN Summit in Kuala Lumpur, Malaysia, Sunday, Oct. 26, 2025. (AP Photo/Mark Schiefelbein), File)
Peu enclin aux usages diplomatiques, Stephen Miller est l’un des conseillers les plus influents du président américain.Image: keystone

Pourquoi la venue de ce conseiller de Trump en Suisse est inquiétante

Rares sont les figures de l’entourage de Donald Trump à susciter une telle hostilité chez ses adversaires politiques. La possible venue de Stephen Miller au Forum de Davos devrait rendre nerveux plus d’un chef d’Etat.
19.01.2026, 12:0119.01.2026, 12:03
Simon Maurer / ch media

Il est sans doute aujourd’hui l’anti-héros le plus redouté de Washington. A 40 ans, Stephen Miller fait partie du cercle très restreint des conseillers qui ont accompagné Donald Trump durant ses deux mandats. Il est considéré comme un stratège de l'ombre par ses adversaires. Depuis des années, il verrait le président presque quotidiennement et façonnerait de manière décisive son idéologie.

Officiellement, Stephen Miller occupe, durant ce second mandat de Trump, le poste de chef de cabinet adjoint. En coulisses, il s’impose surtout comme l’un des penseurs stratégiques les plus influents de la Maison-Blanche.

Selon une liste interne, le conseiller de l'ombre sera aux côtés du président américain au Forum de Davos. De quoi inquiéter les chefs d’Etat et de gouvernement attendus sur place.

Une ligne politique intransigeante

Stephen Miller s’est d’abord fait connaître comme l’homme de Trump pour les questions migratoires. Il est l’architecte de sa ligne dure et sans compromis, qui avait déjà donné le ton à la politique d’immigration américaine lors de son premier mandat. Ses détracteurs le décrivent comme la force motrice d’une vision politique axée sur le repli et la défense exclusive des intérêts nationaux.

Doté de pouvoirs nettement renforcés, Stephen Miller a, depuis le début de l’an dernier, tenté de transformer cette vision en un programme gouvernemental global. Celui-ci dépasse largement la question des frontières et influence de plus en plus la politique étrangère des Etats-Unis. Plusieurs médias américains ont ainsi révélé son rôle central dans la récente intervention américaine au Venezuela.

Son influence apparaît tout aussi clairement dans l’offensive américaine autour du Groenland. Dans une interview accordée à CNN, Stephen Miller a affirmé que les revendications des Etats-Unis sur ce territoire étaient légitimes. Une position qui, selon le New York Times, a fortement façonné la ligne dure adoptée par Donald Trump à l’égard du Danemark.

Peu de place pour la diplomatie

Le nouveau tropisme de Stephen Miller pour la politique étrangère américaine est particulièrement préoccupant pour les petits Etats. La semaine dernière, il déclarait au journaliste Jake Tapper:

«Nous vivons dans un monde dominé par la force, la contrainte et le pouvoir»

Pour lui, les normes internationales ne sont souvent que de simples «gentillesses», alors que la réalité est gouvernée par la loi du plus fort.

Un risque pour les petites nations

La venue d'un tel conseiller aux côtés de Donald Trump serait une mauvaise nouvelles pour les autres pays et la défense de leurs intérets. Stephen Miller incarne une politique étrangère fondée non pas sur le compromis, mais sur l’affirmation brutale de la puissance, ne respectant l’ordre international que lorsqu’il sert les objectifs américains.

Pour les Européens, partenaires historiques de Washington, cela marque une évolution défavorable de la politique étrangère de la Maison-Blanche. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio, considéré comme un acteur pragmatique, se retrouve de plus en plus entouré de conseillers prônant une ligne idéologique dure.

L’influence croissante de figures comme Stephen Miller laisse entrevoir un glissement vers une diplomatie où la fermeté idéologique prime sur la recherche de compromis. Dans un tel rapport de forces, les petits états se retrouvent presque inévitablement en position de faiblesse.

Traduit de l'allemand par Joel Espi

Donald Trump est photogénique, la preuve
1 / 80
Donald Trump est photogénique, la preuve
source: corbis news / view press
partager sur Facebookpartager sur X
- Trump pète un câble sur scène
Video: twitter
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
5 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
5
Vaud: ligne dédiée aux victimes ++ Checklist pour les proprios en Valais
Un incendie suivi d’une explosion a ravagé un bar de Crans-Montana (VS) dans la nuit du 31 au 1ᵉʳ janvier, faisant 40 morts et 116 blessés. Suivez notre direct.
L’article