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La Suisse fait bonne figure à la conférence de Munich

epaselect epa12741561 European High Representative for Foreign and Security Policy, Kaja Kallas speaks during the 62nd Munich Security Conference (MSC), in Munich, Germany, 15 February 2026. High-leve ...
Kaja Kallas, la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, s'est exprimée à Munich dimanche.Keystone

La Suisse fait bonne figure à Munich

A l'occasion de la 62e conférence de Munich, la Suisse a défendu la coopération avec trois conseillers fédéraux. Les Etats-Unis, eux, ont été moins offensifs.
15.02.2026, 19:1715.02.2026, 19:18

La Suisse était représentée à la 62e Conférence de Munich sur la sécurité par les conseillers fédéraux Beat Jans et Martin Pfister, ainsi qu’Ignazio Cassis au nom de l'OSCE. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a lui affiché un ton conciliant envers l’Europe, appelant à revitaliser le partenariat transatlantique.

La Suisse doit se protéger

Beat Jans, chef du Département fédéral de justice et police (DFJP), a souligné la nécessité d’une coopération internationale étroite pour protéger la Suisse face aux différentes menaces. Il a rencontré ses homologues allemand et autrichien, ainsi que la directrice d’Europol Catherine De Bolle, avec qui il a évoqué la coopération transfrontalière et le partage de données contre la criminalité organisée.

Beat Jans a également abordé la question de la protection des droits humains avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Volker Türk, tandis que plus d'une centaine de policiers cantonaux ont été dépêchés à Munich pour assurer la sécurité autour de l'enceinte de la conférence.

Martin Pfister, à la tête du département de la défense (DDPS), pour sa première participation, a défendu les dépenses militaires modestes de la Suisse, critiquées pour être inférieures à 1% du PIB – contre 5% pour les pays membres de l'OTAN -, lors de rencontres avec ses homologues baltes, slovènes et irlandais. Les discussions ont porté sur la coopération et les exercices militaires communs.

Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis, s'est rendu a la conférence au nom de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Il a multiplié les rencontres diplomatiques avec la secrétaire générale déléguée de l’OTAN Radmila Shekerinska, le responsable européen du Département d’État américain Brendan Hanrahan, ainsi que ses homologues géorgien et syrien. Il a notamment discuté de l'OSCE dans la sécurité européenne et le processus de paix en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis baissent le ton

Un an après le discours très critique de JD Vance à la Conférence de Munich sur la sécurité, les États-Unis ont affiché un ton plus conciliant. Washington avait dépêché le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby.

Devant les participants, Marco Rubio a insisté sur la solidité du lien transatlantique, affirmant que les États-Unis souhaitent une Europe «forte» et considérée comme un véritable partenaire. Il a rappelé que les deux continents partagent un destin commun, forgé par l’histoire et les conflits du siècle dernier.

Le chef de la diplomatie américaine a toutefois appelé les Européens à soutenir la vision de Donald Trump sur l’ordre mondial et à assumer davantage leurs responsabilités, notamment au sein de l’Otan, que Washington juge bénéfique des deux côtés de l’Atlantique.

Son discours a marqué un contraste avec celui prononcé l’an dernier par JD Vance, qui avait vivement critiqué l’Europe, notamment sur la liberté d’expression et la gestion de la crise migratoire. Marco Rubio a, au contraire, assuré que les États-Unis ne cherchent pas à diviser, mais à «revitaliser» une relation historique, tout en précisant que Washington reste prêt à agir seul si nécessaire, même s’il privilégie l’action commune avec ses alliés européens. (ats)

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