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Justice

Friction entre Aeschi et la police fédérale: le MPC ouvre une enquête

Friction entre Aeschi et la police fédérale: le MPC ouvre une enquête

Le Ministère public de la Confédération (MPC) ouvre une enquête préliminaire après l'altercation entre l'UDC Thomas Aeschi (ZG) et des policiers fédéraux survenue mi-juin.
21.07.2024, 22:50
Thomas Aeschi, SVP-ZG, spricht zur Grossen Kammer, an der Sommersession der Eidgenoessischen Raete, am Donnerstag, 13. Juni 2024 im Nationalrat in Bern. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)
L'altercation a eu lieu le 12 juin. Thomas Aeschi avait tenté de passer outre des agents qui sécurisaient une partie du Palais fédéral.Keystone

Des délits poursuivis d'office seraient concernés.

Le MPC a en outre reçu une plainte pénale suite à l'incident du 12 juin pendant la session d'été. Le Ministère public l'a confirmé dimanche soir à Keystone-ATS, sur la base d'une information du Tagesanzeiger. La plainte sera «examinée selon la procédure habituelle», précise-t-il, sans pouvoir en dire plus pour l'instant. La présomption d'innocence reste de mise.

L'UDC ainsi que son collègue de parti Michael Graber (VS) avaient été énergiquement repoussés par des argents armés de la police fédérale en marge de la visite du président du Parlement ukrainien. Les deux élus n'avaient pas voulu respecter un cordon de sécurité.

Le périmètre de sécurité avait été mis en place pour une séance photo entre le président du Parlement ukrainien Rouslan Stefantchouk et le président du Conseil national Eric Nussbaumer. Cette rencontre intervenait peu avant la conférence de paix sur l'Ukraine au Bürgenstock (NW).

Si vous n'aviez pas lu notre article:

Soutien de Beat Jans à la police

Des images vidéo de l'incident avaient été publiées par plusieurs médias et relayées sur le réseau X. Sur la même plateforme, Thomas Aeschi avait confirmé avoir refusé de se laisser «stopper». Il avait fait valoir que «durant la session, le travail parlementaire passe avant les visites d'État étrangères».

Le ministre de la justice Beat Jans avait ensuite soutenu le travail des policiers. «Les parlementaires ont simplement dû prendre un autre escalier, on pouvait donc se tenir aux instructions de la police», avait déclaré le Bâlois le lendemain de l'incident.

«Quand quelqu'un vient d'Ukraine, d'un pays en guerre, le niveau de sécurité est élevé». L'escalier bloqué faisait partie d'un dispositif que Beat Jans considérait comme «nécessaire». «Si cela avait vraiment entravé le fonctionnement du Parlement, on pourrait en débattre», avait-il ajouté. (vz/ats)

- Ce défenseur a voulu jouer au plus malin avec l'arbitre
Video: twitter
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