Suisse
Karin Keller-Sutter

Trump, UBS: Keller-Sutter se fait tacler par le Financial Times

Bundespraesidentin Karin Keller-Sutter, Mitte, spricht mit Co-Fraktionschef Samuel Bendahan, SP-VD, links, und Co-Parteipraesidentin Mattea Meyer, SP-ZH, rechts, kurz vor Beginn der Von-Wattenwyl-Gesp ...
Karin Keller-Sutter échange et négocie dans l'ombre pour défendre les intérêts de la Suisse. Mais la presse internationale n'est pas tendre avec la présidente de la Confédération.Keystone

La présidente suisse se fait tacler par un poids lourd médiatique

Qu’il s’agisse des droits de douane ou d’UBS, Karin Keller-Sutter essuie actuellement de nombreuses critiques de la presse internationale.
19.11.2025, 20:5219.11.2025, 20:52
Florence Vuichard, Daniel Zulauf / ch media

Les écrits restent, mais la mémoire est courte. Il y a moins de deux ans, au lendemain du sauvetage de Credit Suisse, le Financial Times plaçait la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter parmi les femmes les plus influentes de l’année 2023.

Désormais, le quotidien britannique étrille la présidente de la Confédération pour son attitude dans le conflit douanier avec Donald Trump, et pour sa ligne dure en matière de régulation bancaire.

Dans les colonnes du prestigieux quotidien économique et financier britannique, ce sont surtout des voix critiques qui s’expriment. Celles-ci sont persuadées de savoir comment Donald Trump a pu être apaisé pour parvenir à ses récentes concessions. Selon les commentateurs, Karin Keller-Sutter «n’a eu qu’à se présenter avec une Rolex en or et lui faire de l'oeil». Mais elle aurait refusé toute forme de pragmatisme.

Le débat sur UBS

Sur la régulation bancaire, le quotidien économique britannique demande en revanche un peu de «compassion» pour UBS. La géant bancaire représente pour la Suisse «un immense atout», que ce soit pour l’écosystème financier, pour les 35 000 collaborateurs employés dans le pays ou pour les impôts qu’elle verse, directement où indirectement.

L’article a été publié seulement un jour après que le même quotidien a révélé l’existence de discussions privées entre le président d’UBS, Colm Kelleher, et le ministre américain des finances, Scott Bessent.

Tous deux auraient évoqué la possibilité d’un transfert du siège de la grande banque suisse vers les Etats-Unis. Le quotidien économique officialisait ainsi ce que beaucoup murmuraient déjà. Ces échanges feraient partie des efforts de Colm Kelleher pour pousser la politique suisse à assouplir les exigences en matière de fonds propres.

Peu connu dans les milieux économiques, le New York Post avait déjà évoqué, à la mi-septembre, ce possible transfert de siège. Aujourd’hui, comme alors, la réponse du service de communication d’UBS reste inchangée. La banque assure:

«Elle entend continuer à opérer en tant qu’établissement actif au niveau mondial depuis la Suisse»

Avec son intense activité de lobbying, UBS a obtenu, ces dernières semaines, que deux commissions parlementaires recommandent un assouplissement des nouvelles exigences en matière de fonds propres. Reste à savoir si cette position s’imposera. Dans la droite, traditionnellement favorables à UBS, aucun consensus clair ne s’est pour l’instant dégagé.

Dans le camp de la gauche, en revanche, la ligne défendue par le gouvernement bénéficie d’un soutien marqué. Gouvernement et autorités, Banque nationale comprise, jouissent également d’un appui solide au sein d’une large partie de la population.

Traduit de l'allemand par Joel Espi

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