Suisse
Lausanne

Dix personnes interpellées à Lausanne après une série d'explosions

Dix personnes, dont six mineurs, arrêtées à Lausanne après quatre explosions artisanales ayant causé d'importants dégâts matériels au chemin des Bossons, sans faire de blessés.
Une enquête a été menée par la police judiciaire de Lausanne (image d'illustration).Image: police municipale de Lausanne

Dix personnes interpellées à Lausanne après une série d'explosions

Dix personnes, dont six mineurs, arrêtés à Lausanne après des explosions ayant causé d'importants dégâts matériels, mais sans faire de blessés.
16.04.2025, 14:5816.04.2025, 14:58

Entre le 27 mars et le 4 avril 2025, quatre explosions dues l’utilisation d’engins pyrotechniques artisanaux ont été perpétrées au chemin des Bossons à Lausanne. Personne n'a été blessé. Dix auteurs présumés des faits ont été interpellés.

Ces explosions ont eu lieu dans trois entrées d’immeubles, ainsi qu’à la cabane des Bossons. Les dommages matériels sont conséquents (boîtes aux lettres, murs, vitres et portes d’entrées). Toutefois, aucune personne n’a été blessée, indique la police municipale de Lausanne mercredi.

Qui sont les jeunes arrêtés

Suite à ces faits, une enquête a été menée par la police judiciaire de Lausanne, sous la conduite du Ministère public et du Tribunal des mineurs. Dans le cadre des investigations, dix personnes ont été entendues, dont quatre personnes majeures et six personnes mineures.

Trois auteurs présumés des faits, un ressortissant italien de 18 ans, domicilié dans la région lausannoise, ainsi que deux ressortissants bosniens de 14 et 17 ans, domiciliés à Lausanne, ont été placés en détention provisoire pour les besoins de l’enquête. Cette dernière est toujours en cours, précise la police. Pour l'heure, aucune autre information ne sera transmise.

Vu la gravité des faits, des procédures pénales ont été ouvertes d’office. Au regard des dommages à la propriété, des plaintes pénales ont été déposées par la Ville de Lausanne et les propriétaires d’immeubles.

L’ensemble des investigations a nécessité le recours à un important dispositif policier. Il était composé des unités d’intervention et de proximité et de la brigade de la jeunesse de la police municipale de Lausanne, ainsi que de la brigade de police scientifique de la police cantonale vaudoise. (jah/ats)

Une explosion de tuyaux envoie des excréments sur des gens
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Crans-Montana aura sans doute besoin d’un bouc émissaire»
Alors que l’enquête continue à Crans-Montana, que l’identification des victimes est difficile, des centaines de familles sont plongées dans une angoisse insoutenable. Comment une communauté gère-t-elle un tel drame, surtout quand les réponses manquent? On en parle avec l’anthropologue Fanny Parise.
Depuis cette terrible nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana, de nombreux proches sont encore dans l’attente de savoir si leur enfant, leur copain, leur sœur fait partie des personnes décédées ou gravement blessées. Des avis de recherche sont postés sur les réseaux sociaux, des groupes de soutien sont créés. Comment l’être humain gère-t-il ce type d’attente que l’on imagine insoutenable?
Fanny Parise: Il faut commencer par cette attente, parce qu’elle est souvent reléguée au second plan, alors qu’elle constitue, en soi, une violence majeure. Attendre de savoir si son enfant est vivant, blessé ou mort, c’est être placé dans un entre-deux radical. Arnold Van Gennep parlait de rites de passage, Victor Turner de liminalité.
L’article