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Martin Pfister évoque une nouvelle variante pour le F-35

Martin Pfster évoque une nouvelle variante pour le F-35.
Martin Pfister et le DDPS examinent plusieurs options concernant l'acquisition des avions de combat F-35A.

Martin Pfister évoque une nouvelle variante pour le F-35

Dans un récent entretien, le conseiller fédéral met en garde contre les risques de sécurité qui menacent la Suisse. Il revient également sur les gros dossiers du DDPS, dont l'acquisition des avions de combat américains.
02.10.2025, 10:2902.10.2025, 10:29

Le conseiller fédéral Martin Pfister a mis en garde dans la Neue Zürcher Zeitung de jeudi contre les risques croissants en matière de politique de sécurité pour la Suisse. Dans l'interview, il a également parlé des vols de drones au-dessus de la Suisse et du manque d'effectifs de l'armée ainsi que de l'achat des avions de combat F-35.

Malheureusement, les systèmes de défense contre les drones ont encore un grand retard à combler: «L'armée et Armasuisse travaillent de manière très engagée à des solutions et les proposeront bientôt», avance Pfister.

A la question de savoir si des attaques de drones, par exemple sur les futurs sites des F-35, étaient réalistes, le chef du Département fédéral de la défense répond: «Malheureusement oui. Des survols de drones ont déjà eu lieu, mais nous ne savons pas exactement qui en est à l'origine. La protection des sites des F-35 fait partie des contrats avec les Etats-Unis. Nous devons investir de manière ciblée dans des mesures de détection et de défense».

«Un grand besoin de rattrapage»

Selon Pfister, l'armée ne manque pas de concepts, mais de stocks: «Munitions, systèmes, équipements. Entre-temps, beaucoup de choses sont tout de même financées ou en préparation».

L'armée suisse fonctionne bien mieux qu'on ne le pense dans de nombreux domaines. «Mais nous avons un grand besoin de rattrapage». L'armée a également besoin de stocks plus importants pour la défense aérienne, car les réserves sont insuffisantes.

A la question de savoir si une autre possibilité serait de réduire le nombre de F-35 et d'acheter un autre type d'avion à la place, le conseiller fédéral répond: «Nous examinons également cette variante et d'autres».

Une tendance à écarter les dangers

Pfister tire des parallèles avec les années 1930 et déclare que l'on a aujourd'hui encore tendance à ignorer les dangers. A l'époque, la Suisse avait aussi fermé les yeux sur le danger de guerre dans la première moitié de la décennie. «Ce n'est que dans la deuxième moitié que l'on a commencé à se préparer».

De nos jours, la guerre commence rarement par une déclaration formelle, elle s'insinue sous forme d'attaques hybrides, «avec des drones, des violations de l'espace aérien, des cyberattaques, de l'espionnage ou une influence politique».

«Nous devons tout faire pour qu'une situation de guerre hybride ne se transforme pas en guerre conventionnelle»
Martin Pfister

En tant que non-membre de l'OTAN, la Suisse est potentiellement soumise au chantage et doit coopérer plus étroitement avec ses partenaires. Il ne faut pas oublier que la sécurité est la condition de la prospérité du pays. «Vu la dégradation de la situation en Europe, elle est aujourd'hui prioritaire». (jzs/ats)

Des avions de chasse sur l'A1
Video: watson
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