«Je vomissais»: ce Suisse a contracté l’hantavirus
Les médias du monde entier parlent actuellement de l’hantavirus. Selon la définition officielle, les hantavirus font partie des agents responsables de «fièvres hémorragiques virales». Leur nom vient de la rivière frontalière coréenne Hantan. C’est là que, pendant la guerre de Corée (1950-1953), plus de 3000 soldats sont tombés gravement malades après une infection. Aujourd’hui, les chiffres restent faibles.
A Zurich, une personne est actuellement soignée, comme on l’a appris mercredi. L’an dernier, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), deux personnes ont contracté ce virus en Suisse. L’une d’elles est Samuel Rink, de Bâle.
L’homme de 39 ans était en vacances l’été dernier en Finlande, dans la région de Savonie du Sud, sa mère étant finlandaise. La variante finlandaise de l’hantavirus porte le nom de Puumala, une localité située près de son lieu de vacances. «Dans le sauna, il y avait une souris que nous avons dû faire sortir», raconte Samuel Rink. Les médecins ont supposé par la suite qu’il avait contracté le virus à cet endroit.
Chez lui, l’infection a commencé par des douleurs dorsales. «J’avais des flashs lumineux dans l’œil et je vomissais», se souvient-il. «Cela ne me paraissait tout simplement pas normal, c’était différent d’une grippe ou d’une autre maladie», dit-il.
Lors d’une exposition de photos à Olten (SO), où ce journaliste avait pu présenter deux de ses clichés, il s’est effondré. «Je suis tombé et j’ai dû m’asseoir sur un banc. Je n’en pouvais plus.» Sa femme est venue le chercher et l’a conduit aux urgences de l’Hôpital universitaire de Bâle.
Des échantillons de sang envoyés à travers la Suisse
A l’hôpital, des analyses de sang ont été effectuées. Lui-même n’avait jamais entendu parler de ce virus. «Comme on ne parvenait pas à déterminer ce que j’avais, ma mère m’a conseillé de mentionner ce virus. En Finlande, il est plus connu», explique Samuel Rink.
A l’hôpital, il a été placé à l’isolement et à souffert d'une insuffisance rénale et d'une hémorragie à l'oeil.
Interrogé, l’Hôpital universitaire de Bâle indique qu’il ne donne «par principe aucune information» sur des patientes et patients individuels. De manière générale, il précise:
L’équipe soignante travaillerait avec un équipement de protection individuelle, notamment des masques respiratoires (FFP), des gants et des surblouses.
Néanmoins, Samuel Rink ne veut pas semer la panique: «Aujourd’hui, je vais de nouveau bien», dit-il. Mais à l’avenir, pendant ses vacances, il se tiendra à distance des souris. Trad. hun)
