Suisse
Santé

L'EPFZ a fait une découverte sur la respiration et les soupirs

Les soupirs ont un super-pouvoir méconnu

Un profond soupir, et aussitôt on se sent mieux. Cette sensation de soulagement dans la poitrine fait du bien. Une équipe de recherche de l'EPFZ a découvert comment ce mécanisme fonctionne.
13.11.2025, 09:2513.11.2025, 09:25
Bruno Knellwolf / ch media

Il nous arrive souvent de pousser un soupir, de soulagement ou d'agacement. Des chercheurs de l'EPFZ ont désormais découvert que les respirations profondes, comme le soupir, réduisent la tension de surface du liquide présent dans les poumons, facilitant ainsi la respiration. Soupirer revient donc à respirer profondément et c'est bon pour la santé.

Des chercheurs dirigés par Jan Vermant à l'EPFZ ont mesuré chez des adultes la tension de surface du liquide pulmonaire lors de respirations normales et de respirations profondes, semblables à celles d'un soupir. «Cette tension influence la souplesse du poumon», explique Vermant dans un communiqué de l'EPFZ. Plus le poumon est souple, plus la respiration – l'inspiration comme l’expiration — se fait aisément.

Après une respiration profonde, la tension de surface diminue nettement, ce que nous percevons comme une sensation de soulagement. L'explication physique réside dans la fine pellicule recouvrant la surface des poumons, composée de plusieurs couches. Celles-ci ne sont pas toutes aussi délicates: les couches externes, situées à la frontière avec l'air des poumons, sont les plus rigides.

Le simple fait de respirer superficiellement modifie la stratification

Lorsque nous respirons constamment de manière superficielle, la structure de ces couches se modifie et atteint un état d'équilibre dans lequel la respiration devient moins efficace. Pour rétablir la configuration idéale, il faut de temps en temps inspirer profondément. L'étirement et la compression marqués du film pulmonaire rendent alors la couche externe plus souple, améliorant ainsi l'état des poumons grâce à ce travail mécanique.

Mais cela ne fonctionne pas chez tout le monde. On sait par exemple qu'environ la moitié des bébés prématurés développent un syndrome de détresse respiratoire peu après la naissance. Leurs poumons n'étant pas encore complètement formés, ils produisent une quantité insuffisante d'un liquide essentiel qui réduit la tension superficielle dans les poumons.

Sans cette substance, certains alvéoles pulmonaires s'affaissent, empêchant les poumons d'absorber suffisamment d'oxygène. Il y a quarante ans, cela entraînait la mort de nombreux nouveau-nés prématurés. Aujourd'hui, on administre aux bébés en détresse respiratoire un liquide extrait de poumons d'animaux, injecté directement dans leurs voies respiratoires. Ce traitement recouvre la surface des poumons, les rend plus souples et permet ainsi au nourrisson de respirer, et de survivre.

Un syndrome de détresse respiratoire similaire peut également toucher les adultes: rien qu'en Suisse, environ 3000 personnes en ont souffert pendant la pandémie de Covid-19. Chez eux cependant, le liquide d'origine animale utilisé pour les nouveau-nés n'a aucun effet. Alors, que faire?

«Une approche prometteuse consiste à identifier des composants capables de reconstruire artificiellement des structures multicouches.»

Pour y remédier, les chercheurs tentent désormais de reproduire artificiellement les structures multicouches de ce liquide, sur la base des résultats de ces études. Plusieurs équipes travaillent ainsi à développer une couche de surface artificielle grâce à une thérapie par mousse.

Traduit et adapté par Noëline Flippe

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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