Pourquoi il n'y aura pas de fan-zones à Genève et Lausanne cet été
Cet été, les supporters ne se retrouveront pas en masse à Ouchy ou à Plainpalais pour suivre la Coupe du monde (qui a donc lieu du 11 juin–19 juillet 2026), lit-on dans Le Temps. A Lausanne comme à Genève, les autorités ont décidé de ne pas mettre en place de fan-zones.
En cause: le sommet du G7 à Evian, qui aura lieu du 15 au 17 juin, et les importants moyens de sécurité mobilisés à cet effet. A Genève, le Conseil d’Etat avait déjà interdit, dès novembre, les grandes manifestations en centre-ville durant le mois de juin 2026.
Lausanne a bel et bien emboîté le pas plus récemment (bien que discrètement), confirmant une information déjà révélée par 20 minutes. En effet, le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand justifie cette décision par la nécessité de ne pas surcharger les forces de l’ordre, déjà sollicitées pour le G7, et de conserver une marge de manoeuvre face aux incertitudes.
Le spectre de 2003
Le précédent du G8 de 2003, «marqué par des violences et d’importants dégâts matériels sur les rives lémaniques», comme le rappellent nos confrères, aurait tant marqué les esprits qu'il contribue aussi à une telle vigilance.
Bien que, dans le canton de Vaud, la position est plus souple qu'à Genève: des projets de fan-zones peuvent encore être étudiés au cas par cas, notamment pour des petites communes de la région lausannoise. L’objectif premier étant dans tous les cas de limiter les risques.
L’abandon des grandes fan-zones dans ces deux villes suscite toutefois frustration et incompréhension. Certains dénoncent la disparition d’un rare moment de partage populaire, tandis que d'autres jugent la mesure excessive, estimant que des fan-zones aux formats réduits auraient pu être envisagées.
Les autorités assument
Les autorités genevoises assument pleinement ce choix, rappelant qu’une fan-zone peut réunir jusqu’à 15 000 personnes et nécessite un encadrement conséquent. La mise en place d'une installation une fois le G7 passé est quant à elle écartée pour des raisons de coûts.
Mais des alternatives sont envisagées, dans la Cité de Calvin: diffusion des matchs sur les terrasses à Genève, projections publiques plus modestes dans certaines communes vaudoises, ou retransmissions dans de nombreux établissements à Lausanne.
(dag)
