Loyer élevé ou long trajet? Voici le choix des Suisses
Selon une étude Comparis, malgré la pénurie de logements qui sévit dans le pays et la hausse des loyers, les Suisses privilégient la proximité du travail.
En effet, seules 23% des personnes interrogées ont accepté un trajet plus long pour réduire leur loyer lors de leur dernier déménagement, tandis que 77% ont refusé. La brièveté des trajets reste prioritaire. Harry Büsser, expert immobilier chez Comparis, résume:
Comparis note également qu'après la pandémie de Covid, 91% des adultes suisses effectuent à nouveau plusieurs fois par semaine des trajets domicile-travail ou domicile-école. Büsser commente:
Les trajets longs n'ont pas la cote
Malgré les évolutions du travail, les Suisses restent attachés à des trajets courts: près de la moitié (49%) des personnes interrogées refusent de dépasser 30 minutes de transport quotidien. Seuls 11% acceptent un trajet maximal de 15 minutes, tandis que la majorité (38%) tolère un temps de 16 à 30 minutes.
Une minorité se résout à des trajets plus longs: 28% pour 31 à 45 minutes, 19% pour 46 à 60 minutes, et seulement 5% pour plus d’une heure.
Un réel impact négatif sur la vie quotidienne
Et ces données n'ont rien de surprenant. Des études internationales démontrent que les trajets pendulaires de longue durée amoindrissent considérablement la perception des conditions de vie des travailleurs, en Suisse comme dans le reste de l'Europe. Harry Büsser ajoute:
La moitié des Suisses (50%) effectuent leurs trajets réguliers sous la barre des 16 kilomètres, et 68% restent en-dessous des 31 kilomètres.
Les distances les plus courantes sont 0–5 kilomètres (20%) et 16–30 kilomètres (18%), tandis que 17% parcourent 6–10 kilomètres et 13% 11–15 kilomètres. Seuls 11% couvrent 31–50 kilomètres, 5% 51–80 kilomètres, et 7% dépassent les 80 kilomètres.
De fortes disparités
Comme indiqué plus haut, seuls 23% des personnes interrogées ont délibérément accepté d'allonger leurs trajets pour réduire leur loyer, mais des écarts apparaissent: 27% des hommes ont fait ce choix, contre 20% des femmes. Büsser analyse:
L’âge influence aussi cette décision: 27% des 18–35 ans acceptent des trajets plus longs pour économiser, contre seulement 19% des plus de 56 ans. Büsser indique:
Pour se déplacer, la voiture reste favorite
Pour ce qui est des modes de déplacement, la voiture domine, avec 50% des personnes interrogées, surtout pour les trajets de plus de 80 kilomètres.
Les transports publics (33%) sont privilégiés sur les distances moyennes: 25% pour les trajets équivalents à 5 kilomètres ou moins et 40% pour ceux de 16 à 30 kilomètres. Cependant, leur usage baisse au-delà de 30 kilomètres. Ils représentent tout de même encore 29% pour les trajet supérieurs à 80 kilomètres.
Le vélo ou vélo électrique (7%) et la marche (8%) concernent surtout les courtes distances (≤10 km). Les trottinettes et motos restent marginales avec 2%, sans différence marquante entre les échelons de distances. Harry Büsser conclut:
(ysc)
