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Des employés de Salt accusés d'arnaquer des seniors

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De graves accusations sont portées contre les employés d'un magasin Salt à Berne.Image: keystone

Des employés de Salt accusés d'arnaquer des seniors

Des accusations graves pèsent sur les employés d’un magasin Salt à Berne: ils sont accusés d'avoir exploité des personnes âgées et de leur avoir vendu plusieurs abonnements inutiles.
04.02.2026, 11:0404.02.2026, 11:04

Les faits ont été rapportés par l’émission de consommateurs Kassensturz de la SRF. Celle-ci a présenté plusieurs personnes âgées qui auraient été poussées à conclure des contrats inutiles et à effectuer des achats.

C’est le cas d’une femme de 92 ans, qui s’était rendue au magasin de la place du Bärenplatz à Berne en raison d'un problème technique avec son téléphone portable. Elle est sortie non seulement avec un téléphone fonctionnel, mais aussi avec quatre abonnements supplémentaires, quatre smartphones et cinq enceintes Bluetooth, pour un coût mensuel de 200 francs.

Tous ces achats lui ont été imposés par la présentation de formulaires qu’elle devait signer. On lui a dit que tout cela était identique et qu’il lui suffisait de signer, a-t-elle expliqué à Kassensturz.

Un autre exemple concerne un homme de 83 ans, atteint de démence. Les employés n'ont montré aucune retenue à son égard, lui vendant cinq abonnements et cinq téléphones.

Et cela ne semble pas être un cas isolé. C’est en tout cas ce que suggèrent les avis en ligne sur le magasin, notamment sur Google Maps. Ceux-ci montrent que de nombreux autres clients se sont sentis escroqués. Des commentaires parlent de «racket sans merci» et de «fraude».

Que dit Salt?

Lorsque des proches sont intervenus auprès de Salt pour demander l’annulation de ces contrats inutiles, le troisième plus grand fournisseur de télécommunications de Suisse est resté inflexible, selon le reportage de Kassensturz. L’entreprise a insisté sur la légalité des contrats et n’a accepté d’annuler les contrats que contre le paiement de frais de résiliation élevés.

Sara Stalder, directrice de l'association de alémanique des consommateurs (Konsumentenschutz), soupçonne un système de rémunération basé sur les commissions chez les vendeurs, ce qui crée un incitatif plus fort à vendre autant que possible, même des produits inutiles.

En réponse à la demande de la SRF, Salt a confirmé l’existence d’un tel «système de rémunération variable». Cependant, l’entreprise assure:

«Nous ne tolérons pas les ventes qui ne correspondent pas aux besoins réels des clientes et des clients.»

Toutefois, il est difficile de croire que ce principe est appliqué dans le magasin de la place du Bärenplatz, où jusqu’à cinq abonnements ont été vendus à des seniors. (con / trad. hun)

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