Livio Wenger s'en est beaucoup voulu après son élimination en demi-finale.Image: keystone
Une erreur rarissime a anéanti ce patineur suisse
Livio Wenger a été éliminé en demi-finale de la mass start, samedi, à cause d'une erreur qui ne lui arrive (presque) jamais. Le patineur de vitesse lucernois était inconsolable.
Le rêve de médaille olympique s’est brisé à trois tours de l’arrivée. Le patineur de 33 ans, médaillé de bronze aux Mondiaux 2024, semblait pourtant parfaitement dans le rythme. Plutôt que de se lancer d’emblée à la chasse aux points, Livio Wenger avait choisi d’attendre le sprint final pour se hisser dans le top 3. Tout se déroulait comme prévu jusqu’à cette faute d’appui dans le dernier tour, qui l’a envoyé au tapis.
Wenger est bien parvenu à se relever, mais le chronomètre, implacable, ne lui a laissé aucune marge: il a échoué de justesse aux portes de la finale.
La chute en vidéo:
Vidéo: SRF
Wenger a eu du mal à y croire. Il avait la course parfaitement sous contrôle, et c’est justement à ce moment-là que le piège s’est refermé. Ses genoux se sont alors dérobés. «Ils étaient devenus si mous qu’il n’y avait plus rien à en tirer», a-t-il confié au micro de la SRF.
Cette élimination prématurée est d’autant plus amère que ce genre d’erreur ne lui arrive pratiquement jamais. «C’est un incident qui m’arrive une fois sur cent courses», a pesté Wenger, encore sous le coup de la frustration. Il ne lui restait qu’une immense douleur et le sentiment d’avoir laissé les siens tomber. «L’équipe de patinage de vitesse et Swiss Olympic forment une grande famille. Je suis vraiment désolé pour tout le monde. Pardon!»
C’est un nouveau revers olympique pour le Lucernois. Aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang 2018, il avait échoué au pied du podium avec une quatrième place. Quatre ans plus tard à Pékin, il s’était classé septième. Cette année, tout semblait réuni pour enfin décrocher une médaille olympique. «La forme est parfaite», assurait-il avant les Jeux. Même les douleurs dorsales qui l’avaient freiné en début de saison étaient désormais sous contrôle. Wenger jugeait ses chances de podium «plus que réalistes». L'espoir envolé rend l’échec encore plus cruel. (jcz/sda)