Pourquoi tous les grands brûlés du Constellation ont survécu
Près d'un mois après la catastrophe de Crans-Montana, aucun nouveau décès n'est à déplorer. Frank Siemers, ex-président de la Société allemande de médecine des brûlures, confie à l'agence de presse allemande (dpa) sa surprise positive. Pour lui, la rapidité d'intervention des secours a fait toute la différence.
Initialement, certains médecins s'inquiétaient des chances de survie de certaines victimes, dont plusieurs grièvement brûlées. Frank Siemers précise:
D'après lui, les victimes ont bénéficié d'une prise en charge exemplaire dès les premières heures: elles ont reçu sans délai des perfusions vitales qui ont permis de prévenir les défaillances cardiaques et circulatoires.
Les autorités suisses ont également fait appel sans tarder aux pays voisins. Résultat: l'ensemble des victimes a pu être transféré vers des centres de grands brûlés.
L'âge a aussi joué un rôle
La jeunesse des victimes a également joué en leur faveur, relève Frank Siemers. Leur système immunitaire reste performant. Mais le calvaire est loin d'être terminé: les grands brûlés devront subir l'ablation chirurgicale des tissus nécrosés, puis la fermeture des plaies béantes pour prévenir les infections.
Certains patients pourraient d'ailleurs nécessiter une hospitalisation de plusieurs mois.
Silence radio du côté des hôpitaux, qui protègent la vie privée des victimes. L'Hôpital universitaire pédiatrique de Zurich fait figure d'exception: cinq de ses neuf patients venus de Crans-Montana sont encore en réanimation, a-t-il précisé.
Quant à la qualité de vie future des patients, elle sera très variable, précise Frank Siemers. Certains passeront des mois en clinique. D'autres nécessiteront des interventions chirurgicales pendant des années, notamment pour traiter les cicatrices.
(t-online/dpa)

