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Tir mortel à la chasse: ce Vaudois a violé plusieurs règles

Tir mortel à la chasse: prison avec sursis pour un Vaudois (image d'illustration)
Le Vaudois a reconnu les faits (image d'illustration).Image: Shutterstock

Tir mortel à la chasse: ce Vaudois a violé plusieurs règles

Un octogénaire avait tué son compagnon de chasse en voulant déloger des sangliers dans le Gros-de-Vaud fin 2024. Il vient d'être condamné à de la prison avec sursis.
21.05.2026, 13:3621.05.2026, 13:36

Un homme a été condamné jeudi par le Tribunal d'Yverdon pour avoir tué accidentellement un compagnon de chasse, en novembre 2024 dans le Gros-de-Vaud. Reconnu coupable d'homicide par négligence, il écope d'une peine de prison de 10 mois avec sursis.

Cet octogénaire participait à une chasse aux sangliers aux côtés de six autres personnes. Alors que le gibier s'était caché sur un monticule broussailleux, il était monté sur cette butte. Puis, voulant déloger les sangliers et les éloigner de sa chienne, il avait effectué deux tirs d'effarouchement.

L'une des balles ne s'est toutefois pas enfoncée dans le sol, mais est venue toucher mortellement à la tête l'un de ses camarades, qui était positionné en contrebas de la butte.

Des coups de feu interdits

Ce chasseur, pourtant expérimenté, a violé plusieurs règles en effectuant son tir fatal. La loi cantonale sur la faune stipule qu'un chasseur doit toujours «identifier avec précision l'animal visé», mais aussi s'assurer que son tir ne touche personne, ni directement ni par ricochet.

Il est aussi interdit de tirer des coups de feu pour déloger le gibier, «ce que le prévenu savait», affirme encore le procureur dans son acte d'accusation. Ce dernier mentionne une troisième erreur: le chasseur a épaulé son fusil en réalisant un angle de 6,3 degrés entre le canon et le sol, alors qu'un angle minimal de 10 degrés aurait été nécessaire pour s'assurer que la balle s'enfonce dans le sol.

Il a déposé les armes

L'affaire s'est conclue par une procédure simplifiée devant la justice, le prévenu et la famille de la victime acceptant l'acte d'accusation du Ministère public. Jeudi au tribunal, le prévenu a confirmé qu'il reconnaissait les faits et qu'il acceptait sa sanction. «Je ne peux pas refuser», a-t-il dit.

Via son avocate, il a uniquement demandé que l'interdiction de chasse, prévue pour quatre ans, soit réduite à trois ans. L'octogénaire n'a plus l'intention de chasser et a déposé ses armes, mais il souhaite pouvoir accompagner son petit-fils sur le terrain. Le Tribunal a répondu favorablement à sa requête.

Pour le reste, outre la peine de prison de 10 mois avec sursis pendant deux ans, l'ancien chasseur a été condamné à payer une amende de 2000 francs. Il doit aussi s'acquitter des frais de justice et verser des indemnités et dédommagements à la famille de la victime pour un montant total d'environ 75 000 francs.

Jeudi en fin de matinée, un groupe d'une quinzaine de personnes est venu soutenir le prévenu, durant sa brève audience au Tribunal de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois. La famille de la victime était, elle, dispensée d'audience. (jzs/ats)

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