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Vaud

Deal de rue: Yverdon, Vevey et Lausanne demandent l'aide du canton

Deal de rue: Yverdon, Vevey et Lausanne demandent l'aide du canton
La police en action contre le deal de rue, à YverdonImage: KEYSTONE

Deal de rue: Yverdon, Vevey et Lausanne demandent l'aide du canton

Les trois villes vaudoises ont constaté une augmentation du deal de rue et de la consommation de produits stupéfiants dans l'espace public. Face à cette situation «hors de contrôle», elles lancent un SOS au canton.
27.09.2024, 10:4727.09.2024, 10:47

La situation est «très préoccupante» et «hors de contrôle». Dans les rues de Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains, «les actes illicites non poursuivis se multiplient». Le deal et la consommation de crack, en particulier, ont «fortement augmenté», au point où «les populations des quartiers concernés se sentent en insécurité et ressentent à juste titre un sentiment d’abandon».

C'est ce qu'affirment les municipalités des trois villes vaudoises dans une lettre qu'elles ont adressée ce jeudi au Conseil d'Etat. «La situation est à ce point critique qu’elle pèse également sur les usagers occasionnels ou réguliers de nos villes», ainsi que sur leur «attractivité commerciale et touristique», ajoutent-elles.

Pour cette raison, les trois communes «demandent urgemment» au canton «la tenue d’assises cantonales de la chaîne pénale et de la santé publique». «Cette réalité ne pourra être sérieusement et durablement améliorée sans un engagement fort, commun et concerté, du canton et des communes», lit-on dans la missive.

«Pas une priorité»

Tous les acteurs de la chaîne pénale, à l’exception des corps de police intercommunaux et de la police de Lausanne, relèvent directement de l’autorité cantonale, soulignent les auteurs de la lettre. Il en va de même des politiques de santé publique.

«Or», déplorent les trois villes, «le deal de produits stupéfiants n’est manifestement plus une priorité des différents acteurs et actrices de la chaîne pénale aujourd’hui».

Autre problème: sur le plan de la prise en charge sociale et sanitaire, «la situation n’est pas favorable», estime-t-on.

«Les différentes structures existantes à la disposition des personnes toxicodépendantes sont surchargées, et seule la ville de Lausanne compte des locaux de consommation sécurisés pour un canton de 900 000 habitantes et habitants.»
Les municipalités d'Yverdon, Vevey et Lausanne

Les trois villes demandent au Conseil d'Etat de «porter ensemble une politique coordonnée en matière de sécurité publique et de lutte contre le deal de rue». De plus, elles souhaitent une «meilleure prise en charge des personnes toxicodépendantes». (asi)

Les chiots Saint-Bernard nés à Martigny
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Les chiots Saint-Bernard nés à Martigny
Onze nouveaux chiots Saint-Bernard sont nés à Martigny.
source: facebook/fondation barry
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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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