Service citoyen: «Difficile de gagner face au PS et à l'UDC»
La Suisse ne veut pas du service citoyen. Le peuple a décidé de refuser ce projet à 84,2%. Une claque de grande envergure: aucun canton, aucun district, aucune commune même ne l'a accepté.
Au niveau national, c'est simple: c'était les Vert'libéraux contre tous. Pour la figure du parti en Suisse romande, la vaudoise Céline Weber, «les électeurs ont tendance à soutenir les directives de leur parti, alors on partait avec un handicap».
«Elles se sont retrouvées dans le camp des opposants pour des raisons différentes», précise-t-elle.
La conseillère nationale regrette le sort réservé aux initiants, menés par la dynamique Noémie Roten. «Je reste convaincue que c'était un bon projet, que nous n'avons malheureusement pas su expliquer à la population». Mais elle estime aussi que «la tendance est d'inclure plus les femmes en faveur de la collectivité».
Pour la Vaudoise, des erreurs présentes dans la brochure présentée au peuple auront aussi pu jouer en la défaveur de l'initiative. «Le refus aurait peut-être été moins massif», dit-elle, tout en reconnaissant que cela n'aura en aucun cas changé l'issue du vote, clair et net.
Mobilisation «pour l'égalité»
Du côté des opposants, on se veut satisfait du résultat. La conseillère nationale Clarence Chollet (Verts/NE) se dit même surprise d'un tel refus. Mais «on savait qu'il y avait un vrai problème avec cette initiative», dit-elle. Les premiers sondages laissaient pourtant entrevoir un certain suspense. La mobilisation plus tardive des milieux de gauche, ces dernières semaines, a-t-elle joué un impact?
Pour la Verte, le fait d'imposer un service militaire aux femmes est une des raisons principales qui explique ce refus.
S'agit-il d'un vote anti-armée? La Neuchâteloise en doute. «Avec plus de 80% de non, les raisons qui expliquent ce refus sont multiples. Les personnes opposées à l'armée se sont mobilisées, tout comme celle qui pensaient que cette initiative allait l'affaiblir», analyse-t-elle, faisant notamment référence aux arguments de certains UDC. La conseillère nationale voit toutefois des suites pour l'engagement des femmes:
