«No Kings»: ce qui se cache derrière ces lettres de feu à Davos
Mardi soir, peu après la tombée de la nuit. Dans les rues de Davos, les passants s’arrêtent, interloqués, lèvent les yeux et sortent leur téléphone pour prendre des photos. Au-dessus de la ville, un message s’embrase dans le ciel: «No Kings».
Un texte sans équivoque adressé au président américain Donald Trump, attendu mercredi au Forum économique mondial. Des manifestations avaient déjà eu lieu l’an dernier aux Etats-Unis sous ce slogan.
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Derrière l’action menée dans les Alpes suisses se trouve un groupe de Davosiennes et de Davosiens, qui souhaitent rester anonymes. L’initiatrice du projet résume leur intention: «Grâce à nos ancêtres, nous avons dépassé l’époque des rois. Aujourd’hui, alors que l’autocratie et l’impérialisme refont surface, nous voulons envoyer, sous les yeux des puissants, un signal en faveur de la démocratie et du droit international.»
Pour l’opération «No Kings», dix personnes ont transporté dans l’après-midi 450 flambeaux jusqu’au sommet du Grüniberg. Pendant près de trois heures, elles ont franchi presque 800 mètres de dénivelé dans la neige.
Juste sous le sommet, elles ont préparé ce terrain difficile et placé les torches aux bons endroits, guidées par des complices restés dans la vallée. L’action n’avait pas été coordonnée avec les autorités de sécurité.
Sur place, les réactions des passants face à ce message enflammé sont partagées. Mais la grande majorité se montre amusée, voire séduite, et salue la performance avec respect.
