DE | FR

En cas de danger, des alertes doivent être envoyées même sans appli

epa09294942 A person looks at car wrecks after a strong storm in Cressier, Switzerland, 23 June 2021.  On the evening of 22 June severe weather conditions caused the Ruhault to flood and caused significant damage in the village of Cressier and Frochaux. The Neuchatel police and the emergency services of the Canton of Neuchatel worked all night to stabilize the situation.  EPA/LAURENT GILLIERON

Les inondations à Cressier. Image: sda

L'application de la Confédération qui permet d'envoyer des alertes en cas de danger naturel est peu utilisée. Après les intempéries des dernières semaines, certains plaident pour un système d’envoi direct.

Diese Story ist auch auf Deutsch verfügbar. Zur Story

pascal ritter / ch media



Ces dernières semaines ont montré à quel point la nature peut être dangereuse. Les fortes pluies tombées en juillet ont causés des inondations, des crues et d'importants dégâts matériels.

Lorsque des phénomènes météorologiques violents se produisent, la population est avertie par les médias, les services météorologiques et l'application Alertswiss de la Confédération. Depuis son lancement en 2018, plus de 1200 alertes ont été envoyées.

L'application pour smartphone fait partie d'un système comprenant l'application de Météo Suisse, un site web et les réseaux sociaux. Alertswiss a pourtant un problème: seule une fraction de la population a installé l'application, qui ne compte actuellement qu'un million d'utilisateurs.

La «diffusion cellulaire»

Pour la conseillère nationale argovienne PLR Maja Riniker, qui est également la présidente de la fédération suisse de la protection civile, «on pourrait faire davantage pour avertir la population». Pour recevoir une alerte, il faut d'abord installer l’application et activer les notifications. Mais des alternatives existent.

Lors de la session d'automne, Maja Riniker va donc soumettre au Conseil fédéral une motion demandant l'introduction d'un système d’envoi direct de messages sur les téléphones portables.

Maja Riniker, FDP-AG, spricht zur Grossen Kammer an der Sondersession des Nationalrats, am Dienstag, 4. Mai 2021 in Bern. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)

Maja Riniker est également la présidente de la fédération suisse de la protection civile. Image: sda

Avec cette méthode, qui s'appelle «diffusion cellulaire», un message est envoyé par les antennes de natel situées dans une zone concernée à tous les portables connectés. Et ce, même si aucune application n’est installée. De plus, la diffusion cellulaire fonctionne également sur les téléphones mobiles plus anciens.

Pour la Mobilière, qui s'occupe de la gestion des risques naturels et encourage la recherche dans ce domaine, les alertes par diffusion cellulaire seraient un «complément intéressant» au système d'alertes existant. En principe, cependant, la compagnie d'assurance estime que le système actuellement en vigueur est bon.

Déjà envisagé en 2014

L'Office fédéral de la protection civile envisageait déjà d'introduire la technologie de diffusion cellulaire en 2014. Un porte-parole écrit:

«Sur la base des résultats d'une étude, il a été décidé à l'époque de ne pas utiliser cette technologie, car la diffusion cellulaire était alors soumise à certaines limitations»

La diffusion cellulaire ne fonctionnait pas sur tous les appareils et le texte d'avertissement ne pouvait pas dépasser une certaine longueur. Pour ces raisons, la Confédération a donc opté pour le système Alertswiss.

La technologie a pourtant évolué entre-temps. Et l'Office fédéral de la protection civile envisage de l'introduire à l'avenir. Le «développement ultérieur de l'alerte et des informations sur les événements» est constamment analysé, «y compris la possibilité d'une diffusion cellulaire», écrit encore le porte-parole.

Après les inondations dévastatrices qui ont coûté la vie à plus de 180 personnes en juillet, l'Allemagne envisage d'introduire cette technologie l'année prochaine. Il est tout à fait possible que la Suisse fasse de même.

Article traduit et adapté de l'allemand.

Pluies, crues et inondations: les intempéries en Suisse

1 / 25
Pluies, crues et inondations: les intempéries en Suisse
source: sda / jean-christophe bott
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Plus d'articles sur la météo

50°C à l'ombre au Canada, la faute à un «dôme de chaleur». Explications

Link zum Artikel

Orages, grêle, le ciel est-il en train de nous tomber sur la tête?

Link zum Artikel

Une tornade tue et ravage plusieurs villes et villages tchèques

Link zum Artikel

Il a tellement plu en Suisse qu'on aurait pu remplir près de trois lacs!

Link zum Artikel

Les orages de grêle ont fait un mort et plus de 10 blessés en Suisse

Link zum Artikel

Cette fois, c'est au tour du Tessin de se prendre le ciel sur la tête

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Le Japon sous l'eau après des pluies torrentielles

Des pluies torrentielles se sont abattues samedi dans l'ouest du Japon. Dans plusieurs régions, les niveaux d'eau ont atteint le premier étage des habitations. Le bilan de la catastrophe se chiffre pour l'heure à un mort et deux disparus.

Plus d'un million de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer après des précipitations record, qui ont provoqué samedi des inondations et des glissements de terrain dans l'ouest du Japon. Au moins un mort et deux disparus sont à déplorer.

Les autorités du département de Hiroshima et du nord de l'île de Kyushu ont émis le plus haut niveau d'alerte à évacuer. Dans le cadre de cette alerte, qui n'a aucun caractère obligatoire, environ 1,4 million d'habitants ont été invités à immédiatement …

Lire l’article
Link zum Artikel