«F*ck ICE»: Les vainqueurs des Grammys s'en sont pris à Trump
Ce dimanche 1er février, la soirée des Grammy Awards a été marquée par un vent de politique venu des artistes, qui ont profité de cette tribune très médiatisée pour dénoncer la politique migratoire répressive du président américain Donald Trump.
A commencer par le chanteur Bad Bunny, nouveau roi du reggaeton, qui a remporté le trophée de l’album de l’année. C'est une première pour un disque non anglophone, puisqu'il est intégralement chanté en espagnol.
Le Portoricain, dont le discours s'est également fait dans sa langue natale, a exhorté l'auditoire à ne pas se laisser contaminer par la haine. «Avant de remercier Dieu, je vais dire: ICE, dehors!», a lancé l'artiste de 31 ans. Un slogan scandé lors des manifestations à l'encontre de la police de l'immigration et qu'on a pu retrouver notamment sur des pins abordé par des artistes durant la soirée.
Le chanteur, qui est un citoyen américain du fait du statut de Porto Rico, a longtemps été une des figures contestataires du mouvement MAGA. Joignant le geste à la parole, il avait choisi de rayer les Etats-Unis de sa tournée mondiale qu’il effectue depuis novembre afin de protéger ses spectateurs de potentiels raids de l'ICE, la police de l'immigration.
Dimanche prochain, Bad Bunny sera de nouveau sous les projecteurs, puisqu'il sera la principale animation de la mi-temps du Super Bowl, la très suivie finale du championnat de football américain.
Un autre grand moment politique de la soirée est venu de la chanteuse Billie Eilish, récompensée du prix de la chanson de l’année pour son morceau WILDFLOWER. Lors de son discours, l’artiste a appelé à continuer à se battre, à prendre la parole et à manifester, avant de conclure par une insulte bipée au montage, mais parfaitement lisible sur ses lèvres: «F*ck ICE!»
La chanteuse britannique Olivia Dean, récompensée du prix de la révélation de l'année, a également pris la parole lors de la remise de son prix, en mettant notamment en avant ses origines.
Bref, cette soirée n'aura pas manqué de rappeler à quel la politique du président Trump est décriée. A commencer par son animateur, l'humoriste Trevor Noah, qui a même réussi à énerver l'actuel locataire de la Maison-Blanche.
Celui-ci s'est fendu d'un long tweet pour le menacer de poursuites, le traitant évidemment de «perdant», comme avec tous ses détracteurs.
