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Le jeu de combat Morbid Metal a tout pour devenir une référence

Les trois destructeurs charismatique de Morbid Metal
Les trois destructeurs charismatiques de Morbid Metal.Playground games

Ce jeu de combat a tout pour devenir une référence

Ce jeu ultra-nerveux à la «Returnal» mélange combats frénétiques et robots à déchaîner. Disponible en accès anticipé, il offre un plaisir immédiat malgré quelques défauts de jeunesse.
14.06.2026, 12:0714.06.2026, 12:07
Armin Hadzikadunic / jvmag.ch

Morbid Metal, c’est le genre de jeu dont vous regardez le trailer, vous vous dites «ah ouais, intéressant», et vous lancez quand même le téléchargement dans la foulée. Développé par Screen Juice et édité par Ubisoft (oui, ça m’a surpris venant d’Ubisoft, comme quoi ils me surprennent encore parfois), le titre débarque en accès anticipé sur PC depuis le 8 avril dernier, Steam Deck compris.

Le délire: un hack & slash rogue-lite où vous basculez en temps réel entre trois personnages aux styles de combat radicalement différents. Je pensais qu’il avait tout pour me taper dans l’œil et je ne suis franchement pas déçu.

La bande-annonce déménage 👇🏼

Avant toute chose, il s’agit d’un avis basé sur quelques heures et non d’un test complet. Pas de note, pas de verdict gravé dans le marbre. Juste un ressenti honnête après quelques heures passées à me faire déchiqueter par des machines en accès anticipé. J’en ai défenestré quelques-uns aussi, je suis obligé de le préciser pour une question d’ego.

Et si c’était Returnal?

La première heure de Morbid Metal m’a donné une sensation très précise, celle de relancer Returnal un soir sans y avoir vraiment réfléchi, et de me retrouver deux heures plus tard à fixer l’écran, les yeux écarquillés, en mode «bah alors une run de plus».

Cette fluidité maîtrisée, ce rythme qui ne faiblit jamais, ce sentiment constant qu’on est au bord du chaos sans jamais vraiment tomber dedans, c’est rare. C’est bien, et Morbid Metal l’a capturé. Bon, depuis, j’ai découvert Saros, et là c’est une autre histoire, mais ce n’est pas le sujet du jour.

Le jeu ne vous tient pas par la main. Vous démarrez, ça part dans tous les sens, et vous comprenez en jouant comment fonctionne la mécanique centrale, le switch en temps réel entre trois personnages.

Pas le temps de rigoler avec Ekku, le bourrin de Morbid Metal.
Pas le temps de rigoler avec Ekku, le bourrin de Morbid Metal.

Flux le précis, qui se téléporte dans le dos des ennemis pour des frappes chirurgicales. Ekku, le bourrin de service qui préfère les attaques de zones massives à la finesse. Et Vekta, le contrôleur à distance qui manipule le champ de bataille comme s’il avait une télékinésie mal calibrée, mais terriblement efficace.

Chacun a ses propres skills, son propre cooldown. L’idée, c’est de switcher en permanence entre eux pour ne jamais être à court d’actions, histoire de booster le score de combo. Et ça marche morbidement bien.

Les combats trop nerveux? Non, juste bien

Si Morbid Metal vous vend quelque chose, c’est bien ses combats. Nerveux. Très nerveux. Et franchement challengeants, dans le bon sens du terme, pas «on vous one-shot par une bestiole de base parce que l’équilibrage est parti en boucle et qu’en tant que pirate c’est normal de galérer 3h sur un bateau pour revenir sur un point de respawn… Promis je n’en parle plus», mais « vous avez vraiment mérité cette mort».

Le jeu ne vous laisse aucun répit, les ennemis sont agressifs, et enchaîner des skills entre trois persos tout en gérant les cooldowns donne rapidement cette sensation de danser. C’est grisant.

Les boss font leur boulot, ils demandent de la lecture, de l’adaptation, et parfois de ravaler son orgueil avant la deuxième tentative, ou plutôt itération, langage employé par le jeu. La boucle rogue-lite fait que chaque run est légèrement différent, et c’est là que réside le vrai plaisir. Vous mourez, vous reprenez, vous essayez un build différent, et parfois ça déchire. Parfois non. Mais on y revient. De toute manière, mon amour pour le rogue-like est beaucoup trop puissant!

Bémol sur le système de progression Corpora: c’est trop aléatoire. Parfois vous repartez avec un build qui explose tout, parfois vous récupérez trois bonus qui ne font rien ensemble et vous finissez contre le mur dès le deuxième couloir. C’est le genre de déséquilibre qu’on pardonne en accès anticipé, mais qui devra être corrigé avant la version finale. Vu la politique des jeux anticipés qui est de plus en plus à la mode, ils ont largement le temps.

La direction artistique est lisible

Morbid Metal n’est pas un jeu laid. L’univers tient la route, avec un certain sens de l’esthétique industrielle. Ce qui n’est franchement pas rien pour un hack 'n' slash de cette intensité, c’est que la lisibilité reste bonne même quand ça part dans tous les sens à l’écran. On distingue toujours où sont les ennemis, où arrivent les attaques, ce qui appartient à qui. C’est un vrai choix de direction artistique et ça se voit.

Morbid Metal est loin d'être laid
Morbid Metal est loin d'être laid.

Le sound design fait son job, les impacts sonnent, les explosions de skills ont du poids, la bande-son accompagne le rythme sans jamais vous sortir du flow. On n’est pas devant une claque visuelle qui vous force à mettre pause pour admirer le décor, mais l’ensemble est cohérent et au service de l’essentiel. Pour ce type de jeu, c’est tout ce qu’on lui demande.

Accès anticipé, les fondations sont là

C’est un accès anticipé, et ça se sent. Pas dans les mécaniques de base qui tiennent bien, mais dans certaines finitions, dans l’équilibrage de la progression, dans le contenu encore un peu maigre. Screen Juice a annoncé une roadmap sérieuse, un nouveau personnage jouable, de nouveaux environnements, de nouveaux boss. Si la promesse est tenue, le jeu a tout pour devenir une référence du genre.

Pour l’instant, on a un hack 'n' slash extrêmement solide sur ce qui compte vraiment, le plaisir immédiat de jeu. Si vous êtes fans du genre et que le RNG approximatif ne vous fait pas grincer des dents, foncez. Sinon, attendez encore quelques patches et revenez.

Moi pas comprendre...

Je ne peux pas rédiger cet avis sans souligner ce qui constitue, pour moi, le plus gros défaut de cet early access. Il n’y a pas de version en français. Et je ne parle pas de l’audio - pas besoin de parler quand on fait la bagarre! Je parle des menus, on parle quand même d’une des langues les plus courantes dans le monde.

Le perso version IA de Morbid Metal
Le perso version IA de Morbid Metal.

Non, dans MM j’ai dû, à plusieurs reprises, sortir un traducteur pour comprendre certains mots et j’ai plutôt un bon anglais. Donc si on pense un peu aux non bilingues, c’est clairement un vrai défaut. J’espère qu’ils ajouteront le français comme Mewgenics l’a très vite fait après la publication de mon test.

Depuis une mise à jour récente, le titre a intégré le français! Je suis ultra gonflé à bloc, car c’est la preuve qu’ils prennent soin de leur produit. Je peux vous dire que l’expérience est beaucoup plus agréable lorsque l’on comprend les effets des upgrades sans passer par le petit Larousse. J’ai hésité à retirer la rubrique précédente mais j’ai trouvé pertinent de garder cette trace de déception pour illustrer le sérieux des développeurs.

Conclusion

Morbid Metal est une bonne surprise. Pas le jeu de l’année, pas la révolution que les plus enthousiastes espéraient, mais un titre vraiment solide sur ce qui compte: le plaisir immédiat, la fluidité, la profondeur du système de combat. Screen Juice a clairement les fondations d’un grand jeu entre les mains. A eux maintenant de finir proprement la maison. J’y reviendrai.

+ Combats ultra-nerveux et fluides, plaisir immédiat garanti
+ Mécanique de shapeshifting entre 3 persos vraiment bien exécutée
+ Challenge honnête et engageant, on meurt mais rarement de manière injuste
+ Lisibilité remarquable même dans le chaos à l’écran
+ Sound design solide, les impacts sonnent juste
+ Enfin les menus en français!
+ Roadmap solide et qui va continuer d'évoluer
- Système de progression Corpora trop dépendant du RNG
- Contenu encore maigre en l’état (accès anticipé oblige)
- Aléas environnementaux qui cassent parfois le flow inutilement

Et sinon, côté cinéma 👇🏼

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source: reddit
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