Le bénéfice d'UBS surprend
Le géant bancaire UBS a surpris avec un bénéfice net en forte hausse au premier partiel. Tandis que l'attention reste rivée sur les discussions parlementaires autour des nouvelles exigences en matière de fonds propres, l'intégration de son ancienne rivale Credit Suisse touchera à son terme d'ici la fin de l'année.
Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice net a bondi de 80% à 3,0 milliards de dollars, tirant profit d'une activité de la clientèle solide et d'afflux de capitaux, a précisé l'entreprise zurichoise mercredi.
- Le bénéfice brut atteint de son côté 3,8 milliards de dollars, et sur une base sous-jacente, une valeur de 4 milliards est publiée.
- Le produit d'exploitation atteint 14,24 milliards de dollars, en hausse de 13% sur un an. Sur une base sous-jacente, la hausse est de 15% à 13,64 milliards. Les coûts ajustés ont enflé de 4% à 9,6 milliards.
- La banque a profité d'afflux d'argent nouveau de 37 milliards dans la gestion de fortune et de 14 milliards dans celle d'actifs, sur les trois premiers mois. Cela correspond à un taux de croissance annualisé de respectivement 3,1% et 2,7%.
- Le ratio coûts sur revenus se situe à 72,5%, et sur une base sous-jacente, il s'améliore à 70,2%.
Les chiffres dépassent les prévisions du consensus AWP. Certains analystes attirent l'attention sur la solidité des résultats dans la banque d'investissement.
Une étape décisive
Le ratio de fonds propres durs (CET1) atteint 14,7% tandis que le rendement des fonds propres durs (RoCET1) est de 16,8%. Sur une base sous-jacente, ce dernier se hisse à 17,0%.
Le transfert des comptes en Suisse sur la plateforme UBS, une étape décisive, est terminée, ce qui permet de confirmer la finalisation de l'intégration de Credit Suisse d'ici la fin de l'année. Des économies de coûts supplémentaires de 0,8 milliard ont été atteintes, portant le total à 11,5 milliards jusqu'à présent.
La banque se dit confiante d'atteindre ses objectifs 2026. En ce début de deuxième partiel, l'activité de la clientèle reste robuste, alors que les marchés reflètent l'espoir d'une solution diplomatique durable du conflit au Moyen-Orient. Le revenu net d'intérêt est attendu au même niveau que celui du trimestre précédent.
Rachat d'actions à venir
Au premier trimestre, UBS a déjà procédé à des rachats d'actions pour un montant de 0,9 milliard de dollars. En outre, une provision a été constituée pour l'augmentation de dividende annoncée.
Après les trois milliards ciblés d'ici la fin du semestre en cours, UBS pourrait lancer de nouveaux rachats d'actions, dont l'ampleur dépendra de l'évolution du débat parlementaire sur la réglementation.
Selon la banque, les exigences en matière de fonds propres prévues par le Conseil fédéral entraîneraient pour la maison mère un besoin supplémentaire de fonds propres de base durs (CET1) de 22 milliards de dollars. Ce montant s'ajoute aux 15 milliards de dollars que la banque doit détenir en plus à la suite du rachat du Credit Suisse. Le besoin supplémentaire de fonds propres de base durs s'élèverait ainsi à environ 37 milliards de dollars.
Vers 10h43, le titre UBS se négociait en hausse de 4,4% à 34,75 francs, dans un SMI en baisse de 0,4%. (jah/awp/ats)
