Economie
Moyen-Orient

Iran : comment Coop, Migros, Lidl et Aldi sont touchés

Iran : comment Coop, Migros, Lidl et Aldi sont touchés

Malgré le conflit au Moyen-Orient, les prix ont peu évolué en avril chez les détaillants en Suisse. Une situation qui pourrait toutefois être amenée à évoluer.
24.04.2026, 14:3924.04.2026, 14:39

Le conflit au Moyen-Orient a eu peu de conséquences sur les prix des denrées alimentaires entre mars et avril dans les supermarchés en ligne Migros, Coop, Lidl et Aldi. D'éventuels effets indirects pourraient malgré tout se faire sentir sur la durée.

Dans le relevé mensuel de l'agence AWP, il ressort que les variations de prix ont diminué par rapport à la période précédente. Selon les détaillants contactés, le conflit au Moyen-Orient n'a pas d'impact direct sur les coûts et la disponibilité des produits est assurée.

«À ce jour, aucun prix de produits de consommation n'a augmenté chez Migros en raison de ce conflit», affirme une porte-parole de Migros. Le géant orange estime qu'il n'y a aucun risque immédiat de hausse significative des prix dans ses supermarchés liée à la guerre en Iran étant donné que 80% de son assortiment provient de Suisse.

«De plus, la majorité de nos importations vient d'Europe», ajoute la porte-parole. Il n'en va toutefois pas de même pour les produits issus de régions hors d'Europe. Ainsi les prix des fruits exotiques ou des épices pourraient augmenter en cas de perturbations des chaînes d'approvisionnement.

Un risque subsiste

Coop abonde dans le même sens. «La fermeture de certains ports internationaux entraîne parfois des itinéraires plus longs et une charge de travail accrue dans d'autres ports. Mais cette situation n'a pour l'instant aucune incidence sur nos clients», complète un porte-parole du groupe bâlois.

«Pour l'instant, nos activités se poursuivent normalement et nos chaînes d'approvisionnement sont intactes», confirme également une porte-parole d'Aldi Suisse. De son côté, Lidl Suisse n'a pas réagi dans l'immédiat.

La coopérative de distribution agricole bernoise Fenaco relève néanmoins qu'il subsiste un risque que certains facteurs de coûts évoluent, par exemple le transport, les matières premières ou les taux de change, susceptibles d'entraîner des hausses de prix. Une porte-parole explique:

«Si, par exemple, les prix des engrais devaient se maintenir durablement à ce niveau élevé, cette hausse se répercuterait sur les coûts de production et, en conséquence, sur les prix à la consommation.»

Le panier de courses AWP suit l'évolution des prix d'une trentaine de produits disponibles sur les portails en ligne de Migros, Coop, Lidl et Aldi. (jzs/ats)

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