Des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à un régime sévère et une crise économique sans fin, se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute du désormais ex-président Nicolas Maduro.
Ils étaient des milliers dans la capitale chilienne, Santiago, agitant joyeusement le drapeau vénézuélien, beaucoup arborant les couleurs nationales jaune, bleu et rouge.
"Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous", a dit à l'AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant, peinant à se faire entendre dans la foule en liesse.
"C'est formidable pour nous", s'est réjoui Yasmery Gallardo, 61 ans, qui a prévu de repartir après huit ans au Chili: "Je planifie déjà mon voyage... J'ai hâte de retrouver mon pays !".
Les Vénézuéliens au Chili ont été pointés du doigt par le président élu d'extrême droite José Antonio Kast, promettant lors de la campagne d'expulser près de 340.000 migrants sans papiers qu'il rend responsables de la hausse perçue de la criminalité.
A Miami, des milliers se sont réunis, chantant et embrassant le drapeau vénézuélien, une foule d'où fusaient des "Merci, Trump!". "Aujourd'hui, 3 janvier, les rêves des Vénézuéliens de l'étranger sont enfin réalisés", a dit à l'AFP Ana Gonzalez.
Anabela Ramos a expliqué attendre "ce moment depuis 27 ans, et maintenant c'est enfin arrivé, c’est enfin arrivé !', répète-t-elle presque incrédule.
En Espagne, où vivent environ 400 000 Vénézuéliens, des milliers se sont retrouvés à Madrid. "Il est parti, il est parti !", et "Il est tombé, il est tombé !" ont-ils scandé, beaucoup le drapeau vénézuélien noué autour du cou.
"Enfin nous sortons de cette dictature !" a lancé Pedro Marcano, 47 ans, qui dit vouloir rentrer au pays après 11 années d'exil. Mais avant, "il faudra que les choses soient un peu plus claires", tempère-t-il.
