L'annonce est tombée d'un conseiller principal de Kamala Harris, sur NBC News: Donald Trump a décidé de couper court à la protection de l'ancienne vice-présidente américaine, qui l'a défié dans la course à la présidentielle l'automne dernier.
Un haut-responsable de la Maison-Blanche a confirmé ce vendredi que Donald Trump avait bel et bien révoqué cette protection la veille - sans manquer de préciser que les vice-présidents ne bénéficient généralement que de six mois de protection lorsqu'ils quittent leurs fonctions. Cette période a pris fin le 21 juillet.
Cependant, la protection de Kamala Harris avait été prolongée d'un an par une directive – non rendue publique jusqu'à présent – signée par le président de l'époque, Joe Biden, peu avant de quitter ses fonctions, selon plusieurs sources au courant de cet accord tenu secret à CNN.
Ce n'est pas la première personne de l'entourage de Joe Biden à qui Donald Trump décide de couper court aux services de protection: plus tôt cette année, il a annoncé la fin de ce privilège pour les deux enfants adultes de son prédécesseur, Hunter et Ashley Biden.
Selon la loi fédérale, rappelle la chaîne NBC News, le Secret Service est tenu d'assurer la protection des anciens présidents et de leurs conjoints, très exposés aux menaces en tous genres, jusqu'à la fin de leur vie, à moins qu'ils n'y renoncent. L'agence est également autorisée à protéger les enfants des anciens présidents jusqu'à l'âge de 16 ans.
Cette décision intervient alors que Kamala Harris est sur le point de se lancer dans une tournée afin de promouvoir son nouveau livre, 107 Days, qui reviendra sur sa campagne présidentielle express l'été dernier. La parution, prévue le 23 septembre, promet de remettre l'ancienne vice-présidente démocrate sur le devant de la scène, après plusieurs mois loin des projecteurs. (mbr)