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Donald Trump

Trump lance un ultimatum de «dix jours» à l'Iran

Trump pourrait décider de déclencher une guerre «dans dix jours»

President Donald Trump gestures during a Black History Month event in the East Room of the White House, Wednesday, Feb. 18, 2026, in Washington. (AP Photo/Nathan Howard)
Donald Trump
Donald Trump a multiplié les menaces d'attaques contre l'Iran.Keystone
Le président américain s’est donné «dix jours» pour trancher sur la possibilité d’un accord avec Iran, brandissant la menace de «mauvaises choses» en cas d’échec des discussions.
19.02.2026, 22:4119.02.2026, 22:41

Le président américain Donald Trump a dit jeudi se donner «dix jours» pour décider si un accord avec l'Iran était possible. Il a averti que dans le cas contraire, «de mauvaises choses» se produiraient.

Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu depuis deux sessions de pourparlers, dont une mardi à Genève, pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire: les Etats-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie.

«Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours»
Donald Trump à Washington

La veille, les Etats-Unis avaient averti l'Iran qu'il serait «bien avisé» de conclure un accord. «Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran», avait déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Israël, allié des Etats-Unis et ennemi juré de l'Iran, a lui menacé Téhéran d'une riposte massive en cas d'attaque contre son territoire. «Si les ayatollahs commettent l'erreur de nous attaquer, ils feront face à une riposte qu'ils ne peuvent même pas imaginer», a averti le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

«Droit» à l'enrichissement

Sous pression, l'Iran a de son côté défendu «son droit» à l'enrichissement d'uranium à des fins civiles, notamment pour l'énergie. Le programme iranien «progresse conformément aux règles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et aucun pays ne peut priver l'Iran du droit de bénéficier pacifiquement de cette technologie», a réaffirmé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Eslami.

L'Iran avait dit mercredi «élaborer un cadre» pour faire avancer ses tractations avec Washington, reprises le 6 février à Oman via une médiation omanaise et que les deux parties ont dit vouloir poursuivre. Mais elles divergent sur la teneur des discussions.

L'Iran, qui dément chercher à se doter de l'arme nucléaire comme l'en accusent les pays occidentaux et Israël, veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige pour un accord la levée des sanctions qui étranglent son économie. Pour Washington, un règlement doit aussi inclure son programme de missiles balistiques et son soutien aux groupes armés dans la région hostiles à Israël.

Renversement du pouvoir?

Donald Trump a multiplié les menaces d'attaques, d'abord en réaction à la répression meurtrière début janvier d'une vague de contestation, puis pour arracher un accord, évoquant même en cas d'échec un renversement du pouvoir iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a notamment été informé d'une option visant à «tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement».

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases dans la région, certaines potentiellement vulnérables en cas de contre-attaque iranienne.

Face à cette «escalade des tensions sans précédent», la Russie a exhorté à la «retenue» et la France a appelé Washington et Téhéran à privilégier la négociation, estimant que la voie diplomatique était «la seule capable d'empêcher durablement l'Iran d'accéder à une arme nucléaire».

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est lui entretenu mercredi avec le directeur général de l'AIEA, Rafaël Grossi. Selon son ministère, il a souligné que l'agence onusienne «était prête à apporter son soutien» en ce sens.

L'Iran avait suspendu sa coopération avec l'agence et restreint l'accès de ses inspecteurs aux installations touchées après la guerre de 12 jours, durant laquelle les Etats-Unis ont bombardé des sites nucléaires iraniens. «Nous ne voulons pas la guerre (...) Mais s'ils veulent essayer de nous imposer leur volonté (...) devrions-nous l'accepter?», a lancé mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian. (mbr/ats)

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