«Je pourrais en avoir?»: Trump signe un décret sur les psychédéliques
Le président américain Donald Trump a pris samedi un décret afin de permettre la levée des restrictions sur des substances psychédéliques pour faciliter la recherche sur leurs effets antidépresseurs, susceptibles de soulager les anciens combattants qui luttent contre le stress post-traumatique.
Soulignant que quelque 6000 vétérans américains par an se suicident, à un rythme double que celui de la population générale, le texte ordonne à l'agence américaine du médicament, la FDA, d'accélérer le passage en revue de certaines substances pour, in fine, faciliter leur utilisation par des patients.
Aux États-Unis comme dans de nombreux pays, l'accès à ces substances est extrêmement limité, voire complètement interdit, car elles sont classées comme addictives, ce que le président américain et son gouvernement veulent progressivement changer.
Des anciens combattants, et notamment des anciens des forces spéciales, militent depuis des années pour faciliter l'accès à certaines de ces substances psychédéliques afin de traiter leur stress post-traumatique, malgré leur étiquette de symbole de la contre-culture hippie.
Des effets rapides avancés par Donald Trump
Beaucoup assurent que les cocktails d'antidépresseurs qu'on leur prescrit s'avèrent inefficaces, et certains sont allés au Mexique, où des psychédéliques sont autorisés, pour en bénéficier. Donald Trump a assuré samedi matin qu'il a été poussé à prendre ce décret par Joe Rogan, podcasteur conservateur très influent et présent derrière lui dans le bureau ovale à la Maison Blanche.
L'une des substances mentionnées dans le décret de samedi est l'ibogaïne, extraite d'un arbuste de la forêt équatoriale africaine. Donald Trump a assuré samedi que les patients qui en ont utilisé «ont vu en un mois une réduction de 80 à 90% de leurs symptômes de dépression et d'anxiété», ajoutant en rigolant:
Cette substance comporte cependant des risques, notamment cardiaques. Le décret de dimanche «lèvera les obstacles juridiques qui empêchent les chercheurs, scientifiques, médecins et cliniciens américains d'étudier correctement ces médicaments et, lorsque cela sera approprié, d'établir des protocoles pour leur usage thérapeutique sûr», a déclaré Robert Kennedy Jr., le ministre de la Santé de Donald Trump. (tib/afp)
