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Guerre contre l'Ukraine

On sait maintenant ce que Poutine pensait de l'Ukraine en 2001

George W. Bush et Vladimir Poutine ont discuté à plusieurs reprises de l'Ukraine. (Photo d'archive)
George W. Bush et Vladimir Poutine ont discuté à plusieurs reprises de l'Ukraine. (Photo d'archive)Image: Imago

«Un pays artificiel»: Poutine a un problème avec l'Ukraine depuis 2001

De nouveaux procès-verbaux révèlent que Vladimir Poutine remettait déjà en question le droit d'exister de l’Ukraine bien avant le début de son invasion de 2022. Il avait tenu des propos révélateurs lors d’échanges avec l’ex-président américain George W. Bush.
29.12.2025, 18:5429.12.2025, 18:54
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t-online

Le président russe remettait déjà en question, lors d’échanges internes au début des années 2000, le droit à l’existence de l’Ukraine en tant qu’Etat.

C’est ce que révèlent des procès-verbaux récemment publiés de trois rencontres entre Vladimir Poutine et le président américain de l’époque, George W. Bush, entre 2001 et 2008, rendus accessibles par le National Security Archive des Etats-Unis.

Des propos qui laissaient présager du pire

Ainsi, en 2001, Vladimir Poutine déclarait à George W. Bush au sujet de l’Ukraine:

«La bonne volonté soviétique a transformé le monde. Et les Russes ont abandonné des milliers de kilomètres carrés de territoire.»
«C’est inouï. L’Ukraine, qui avait appartenu pendant des siècles à la Russie, a été offerte»

En 2008, il allait encore plus loin:

«Ce n’est pas une nation qui s’est construite de manière naturelle. C’est un pays artificiel, créé à l’époque de l’Union soviétique»

Lors de leurs premières rencontres, George W. Bush avait certes critiqué la manière dont la Russie menait la guerre en Tchétchénie. Mais il soulignait aussi que Washington et l’Otan avaient intérêt à voir émerger une Russie forte. «La Russie fait partie de l’Occident», affirmait Bush, selon les procès-verbaux.

Vladimir Poutine se montrait alors ouvert:

«La Russie est européenne et multiethnique, exactement comme les Etats-Unis. Je peux imaginer que nous devenions des alliés»

Des décisions historiques remises en question

Mais, en 2009, Poutine faisait clairement comprendre que la ligne rouge passait par l’Ukraine. Une adhésion de Kiev à l’Otan mènerait, selon lui, à un «terrain de conflit durable» et à des «confrontations de longue durée» entre les Etats-Unis et la Russie.

Il annonçait déjà à l’époque son intention d’accentuer la fracture entre les forces pro-occidentales et pro-russes en Ukraine: «En s’appuyant sur les forces hostiles à l’Otan en Ukraine, la Russie tentera d’empêcher toute extension de l’Alliance. La Russie y créera en permanence des problèmes», est-il cité dans les procès-verbaux.

L’Ukraine avait voté à une très large majorité en faveur de son indépendance vis-à-vis de l’Union soviétique en 1991. La Russie elle-même avait d’ailleurs proclamé sa propre indépendance lors de l’effondrement de l’URSS et reconnu celle des autres Etats.

Vladimir Poutine dans tous ses états
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Vladimir Poutine dans tous ses états
Poutine en mode chasseur, 2010.
source: ap ria novosti russian governmen / dmitry astakhov
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Poutine a affirmé que le réarmement de l'Otan n'était pas une «menace»
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