L'Ukraine a une nouvelle tactique redoutable
L’Ukraine ajoute une nouvelle composante à sa défense aérienne contre les attaques de drones russes. Un avion de transport modifié de type Antonov An-28 déploie désormais de manière ciblée des drones d’interception afin de combattre les drones russes de type Geran. C’est ce que montrent des vidéos publiées par plusieurs unités de l’armée ukrainienne.
Selon ces images, le bimoteur turbopropulsé transporte sous ses ailes plusieurs petits drones développés en Ukraine. Ceux-ci sont lancés en plein vol et doivent intercepter les drones kamikazes russes en approche.
Les images de cette nouvelle technique 👇🏼
Cette méthode s’inscrit dans une course technologique qui évolue rapidement dans la guerre des drones entre la Russie et l’Ukraine.
Parmi les modèles utilisés figurent notamment les drones P1-Sun et AS-3 Surveyor. Tous deux sont conçus pour poursuivre et détruire de manière ciblée des objets volants ennemis. Alors que le P1-Sun est de conception relativement simple et peu coûteux, l’AS-3 Surveyor dispose de capteurs pour pointer des cibles et peut opérer soit à distance, soit de manière largement autonome. La destruction s’effectue par collision directe ou au moyen d’une charge explosive à proximité immédiate de la cible.
Ces appareils devraient faire baisser les coûts
Les coûts jouent ici un rôle central. Selon les recherches du média spécialisé The War Zone, le prix d’un tel drone d’interception est nettement inférieur à celui d’un drone russe de type Geran, qui repose sur le modèle iranien Shahed. L’Ukraine pourrait ainsi s’attaquer à un problème central de la défense aérienne moderne, le rapport de coûts défavorable entre des armes d’attaque relativement bon marché et des systèmes de défense onéreux.
Plusieurs aspects font de l’avion An-28 une base de lancement idéale pour les petits drones d’interception. Celui-ci peut rester longtemps dans les airs et patrouiller de manière ciblée dans les zones où des attaques de drones sont attendues.
De plus, il rapproche les drones d’interception de leur cible, ce qui augmente leur portée et leur vitesse de réaction. L’équipage utilise notamment des caméras infrarouges et des appareils de vision nocturne, car la plupart des attaques de drones russes ont lieu la nuit.
Traduit de l'allemand par Joel Espi

